En effet, durant le mois sacré du jeûne, le consommateur est sûr de trouver les produits qu’il recherche aux prix fixés par le commerçant. C’est cette équation qui s’impose à la fois au consommateur et aux pouvoirs publics. On oublie que l’Algérie vit au diapason et au rythme de l’économie de marché.
Cette donnée restreint considérablement la marge de manœuvre des pouvoirs publics car le rôle de l’Etat est la régulation et non une interférence digne d’une économie planifiée. La sphère réelle est l’affaire des opérateurs économiques et non de l’Etat qui n’a qu’un rôle de régulation.
Dans ce cas, il faut souligner qu’il assume entièrement ses missions. Sur le plan agricole, il poursuit depuis des années l’amélioration de l’offre pour permettre aux citoyens de satisfaire leurs besoins à des prix raisonnables, améliorant ainsi leur pouvoir d’achat. En outre, l’Etat subventionne les produits alimentaires de première nécessité, ce qui est considérable quand on connaît la structure de consommation de l’immense majorité des citoyens.
Peu de pays dans le monde pratiquent une telle politique sociale en direction de leur population. Il faut souligner que la subvention de ces produits concerne et profite à toute la population algérienne, sans aucune discrimination.
Comme il est aisé de le constater, l’Etat ne joue pas seulement son rôle de régulateur mais intervient également au niveau de l’offre de produits agricoles et de la préservation du pouvoir d’achat, grâce à sa politique de subventions. La balle est maintenant dans le camp des commerçants. Les appels à la raison et à la modération provenant de tous les horizons doivent être entendus. C’est cela aussi le sens profond de la solidarité que reflète le message de l’islam.
Source: elmoudjahid