"Les autorités suisses doivent utiliser des moyens parlementaires et judiciaires pour revenir sur cette décision", a expliqué à l'AFP l'ambassadeur du Pakistan auprès de l'ONU Zamir Akram.
La demande a été présentée jeudi à l'ambassadeur de Suisse auprès de l'ONU à Genève Dante Martinelli lors d'une réunion avec des ambassadeurs représentant les 56 Etats membres de l'OCI, a-t-il précisé.
"Il y a un danger de contagion, qu'une demande similaire puisse être faite" dans d'autres pays européens contre les minarets ou d'autres symboles de la religion musulmane, a expliqué l'ambassadeur pakistanais.
"Il y a déjà eu des agressions, du vandalisme contre la mosquée ici à Genève", a rappelé le diplomate en estimant que "c'est une tendance très dangereuse".
"La menace peut s'étendre à d'autres pays en Europe où il y a des groupes de droite qui veulent aussi viser la communauté musulmane. Cela peut provoquer des violences contre les communautés musulmanes dans ces pays", a-t-il mis en garde.
A l'appel de la droite populiste, les Suisses ont voté le 29 novembre à une large majorité de 57,5% l'interdiction de la construction de minarets sur le territoire helvétique, soulevant un tollé international.
Source: AFP