Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), le Patriarche Mar Denkha IV, primat de l’Eglise apostolique assyrienne de l’Orient, lors de la deuxième réunion religieuse du centre du dialogue interreligieux de l’organisation de la culture et de la communication islamiques avec les assyriens sous le titre « Des potentiels de coopération des religions pour la promotion de la paix et la coexistence des sociétés humaines » qui a eu lieu le 14 septembre à l’organisation de la culture et de la communication islamiques, en déclarant ces propos, a dit : « Dieu, le Tout-Puissant, a mis une loi pour Adam comme par laquelle il ne devait pas manger le fruit de tel arbre mais Adam l’a mangé et Dieu l’a banni. Celui qui ne reconnaît pas la loi de Dieu, selon nous, est banni et il ne fait pas partie des êtres humains. »
Il a ajouté : « Nous avons une vie de coexistence au Moyen Orient et nous espérons continuer cette vie de coexistence. Je dois dire notamment que les chrétiens en Iran ont une vie de coexistence et sont à côté de nos frères iraniens. Depuis que la république islamique a été instaurée en Iran, je n’ai jamais entendu qu’un chrétien ait été mal traité. Naturellement, chaque criminel doit répondre de son acte et de son crime. Il y a une anecdote qui dit : « Si tu ne veux pas avoir peur du gouvernement, respecte la loi. ». Certainement, celui qui respecte la loi, qu’il soit musulman, chrétien ou zoroastrien, vivra tranquillement. »
Le primat a expliqué : « La loi est pour protéger tout le monde. S’il n’y a pas de loi, les puissants et les riches pilleront les autres mais la loi est source de tranquillité pour tout le monde. J’espère que tous les iraniens de n’importe quelle religion vivront dans la tranquillité. »
Il a continué en présentant l’historique de l’Eglise apostolique assyrienne de l’Orient et a dit : « Nous croyons que Satan était parmi les anges et qu’il n’a pas obéi. Nous pensons que Satan est invisible comme les autres anges. Satan est faible à côté des gens croyants et il est fort à côté des gens faibles. Ceux qui sont faibles font des choses contre les croyances religieuses. Si nous avons une forte conviction et adorons Dieu avec tout notre cœur, nous pourrons facilement exclure Satan. »
Le Patriarche Mar Denkha IV a souligné : « Jésus (AS) nous a appris à aimer les autres autant que nous nous aimons. Dieu nous a donné la force de rendre service aux gens dans la voie du progrès pour que les gens aillent vers Dieu avec gaieté. Aujourd’hui, nous voyons que certains ont mis la religion comme un instrument de commerce. »
En se référant à la réunion en Inde et à l’approbation de choisir un évêque pour la république islamique d’Iran, il a dit : « Depuis 1976, j’ai été choisi comme patriarche et jusqu’à aujourd’hui, l’église iranienne n’avait pas d’évêque. J’ai supervisé les négociations. J’attends qu’un évêque parmi les Assyriens d’Iran soit désigné. Pendant la fête de Fetr, la cérémonie de nomination d’un nouvel évêque a été organisée et l’évêque Marinas est mon représentant avec les pleins pouvoirs en Iran. »
Avant son discours, Mehdi Mostafavi, conseiller du président de la république et président de l’organisation de la culture et de la communication islamiques, en présentant la bienvenue aux participants, a dit : « Nous, en république islamique, nous essayons de préparer les meilleurs domaines pour les dialogues et nous sommes convaincus que ces échanges seront bénéfiques pour la croissance et l’évolution des sociétés humaines. »
En souhaitant le développement des échanges scientifiques et spirituels entre les savants des différentes religions par de telles réunions, il a ajouté : « Le renforcement des échanges de ce genre, contribuera certainement à l’élimination des domaines d’influences de Satan et de la création des déviations dans le processus de l’évolution de l’humanité. »
A la suite, l’Hojjat ol islam Mohamad Masjed Jamei, ancien ambassadeur d’Iran au Vatican ainsi qu’au Maroc, a consacré son discours au « Rôle des religions dans l’instauration de la paix » et a dit : « Les églises assyrienne, chaldéenne dans le passé étaient connues sous le nom d’églises persanes et il a ajouté : « Beaucoup de savants de l’époque sassanide à Jondi Chapour et les traducteurs des textes syriaques et grecs en langue arabe dépendaient de l’église perse. »
En citant le sujet : La religion et l’identité, comme axe de cette discussion, il a évoqué la question à savoir comment les religions pouvaient être efficaces pour créer la tranquillité en considération de la relation d’identité et la religion. Il a rappelé : « Après la chute du bloc de l’est, l’ordre politique a dominé dans le monde c'est-à-dire que l’ordre des deux blocs avait été détruit et c’est ce qui a créé des problèmes comme des questions d’identité en ex Yougoslavie, au Caucase, en Europe de l’est, en Bosnie, en Ukraine, et dans les républiques Baltes. »
Il a ajouté : « Pendant ces 20 dernières années, nous avons été témoins de la revivification des questions d’identité causant des tensions et des guerres et il est probable que dans l’avenir aussi, elles causent des problèmes. Toutes les identités aussi bien en Europe qu’ailleurs, ont des relations par la langue, la race, l’histoire et la religion. Il y a 20 ans, nous n’avions pas les problèmes d’identité comme actuellement. »
Masjed Jamei a dit : « Les relations de ces questions sont pratiquement plus avec la religion donc les savants religieux pour créer un équilibre, éviter la violence, diminuer les problèmes et calmer les tensions là où il y a des racines d’identité, sont obligés en raison de leur puissance, d’influencer fortement les gens qui ont des querelles d’identité. »
La religion et le monde où nous vivons fut un autre axe du discours de Masjed Jamei. A ce sujet, il a dit : « Le monde où nous vivons a changé il y a 10 ans, non pas en raison de la chute du bloc de l’est et de la mondialisation des relations mais pour différentes raisons, nos conditions ont changé d’avec le passé. Ce qui est important est que les citoyens de ce monde moderne doivent apprendre le comportement dont ce monde a besoin et de le respecter comme quand une personne qui vient d’une petite ville dans une grande ville doit respecter certaines mesures. »
L’ex ambassadeur de la république islamique d’Iran au Vatican a ajouté : « Dans ce monde, pour diminuer les problèmes, il faut reconnaître officiellement les convictions solides et l’origine de chaque groupe et nations et cela est nécessaire pour les savants religieux. Actuellement, selon chaque vision religieuse, sociale, politique et humanitaire, il n’y a pas de raisons qu’un savant religieux offense les plus sacrés des idéaux d’une autre religion même à l’époque des barbares, cet acte n’a pas été fait. Nous vivons dans un monde où nous avons des obligations et nous, les savants religieux, devons empêcher les gens qui veulent faire ce genre d’actions. »
Le prêtre Polos Benjamin, autre orateur de cette cérémonie, a commencé ses propos ainsi : « Je remercie Dieu Tout-Puissant qui nous a donné cette occasion de nous réunir pour déclarer que ce rassemblement est la continuation d’une relation qui a existé dès le début de la mission du prophète de l’islam (SAWA) entre les pères de l’Eglise assyrienne d’Orient et les gouvernements islamiques. »
Il a ajouté : « Nous, les fidèles des religions monothéistes, savons très bien que les religions divines sont constamment précurseurs de la paix et de l’amitié. Dieu a envoyé les prophètes pour faire disparaître la haine et les querelles entre nous, pour que nous soyons comme frères car avant que nous soyons les fidèles d’une religion, nous sommes égaux devant le Créateur. La race, la culture et la langue ne sont pas des raisons de notre supériorité sur les autres. Les relations et les dialogues sont les résultats de la connaissance de Dieu en tant que Créateur absolu. »
Le prêtre Benjamin a insisté : « On peut étudier le dialogue en trois axes : a) la famille. Il faut considérer la famille comme le plus petit rassemblement social et faire connaître aux enfants la mentalité de la coopération et la reconnaissance de la vérité. L’homme est né dans une famille, il apprend l’alphabet de la vie dans la maison et son caractère se forme dans le cadre d’une famille. Donc si nous pouvons faire une famille morale et croyante, nous pourrons construire la plus petite unité de la société.
b) la société est composée d’hommes avec différents goûts, idées et différents intérêts mais avec la coordination et l’homogénéité propre, la mentalité de coopération dans la société dépend des échanges entre les gens de cette société.
On peut trouver une société homogène qu’elle soit au niveau d’excellence dans les convictions et l’éthique. La société est symbole d’épanouissement des capacités individuelles dans un environnement social pour la paix et la conciliation.
c) le monde. Le monde dans lequel nous vivons, contient différentes religions, convictions, pensées, couleurs. Un monde qui envisage la justice et la paix, sera un monde idéal pour l’homme et annonciateur de l’objectif principal de la création de l’homme mais un monde basé sur la tyrannie, l’injustice, l’inégalité sociale et la guerre est une société loin de l’éthique humaine et contre les idéaux sublimes humanitaires. En d’autre sorte, il est contre les enseignements et l’éthique des prophètes divins. »
Le prêtre Benjamin a dit : « Sans aucun doute, les prophètes divins avaient comme mission de faire du monde un endroit pour l’instauration de la paix et la sécurité de l’homme. Les prophètes qui cherchaient toujours la justice, enseignaient à leurs fidèles de s’aimer les uns les autres et de vivre en tranquillité ensemble. Depuis 14 siècles de la mission du grand prophète de l’islam à aujourd’hui, l’esprit de fraternité, d’égalité et le respect mutuel existent clairement entre les chrétiens et leurs frères musulmans. »
Il a continué : « Nous, les fidèles de l’Eglise assyrienne, sommes satisfaits de vivre sous le drapeau du gouvernement islamique, influencés par la culture iranienne et réciproquement. Cet échange culturel a comme résultat une coexistence pacifique entre différents peuples. Nous avons l’honneur d’avoir des racines dans cette terre. En raison des évènements de ces dernières années qui ont causé des guerres sanglantes et des douleurs, le rôle de la religion dans la société a été constaté. L’absence de la religion engendre des malheurs et des souffrances. Nous remercions Dieu. Malgré tout ce qui se passe, les hommes sentent qu’ils ont un besoin plus grand de la religion. »
Il a rappelé : « Aujourd’hui, dans certains pays comme l’Amérique, nous sommes témoins de certaines actions inhumaines, stupides et contre l’éthique qui envisagent de détourner les bonnes relations sous leurs actes diaboliques. Ils veulent propager la division au nom de la religion. Nous, les croyants en Dieu, condamnons cet acte de ce soi-disant prêtre américain et de tous ses compagnons. Nous sommes décisifs dans notre action plus qu’avant car nous considérons que cette guerre est une guerre de Dieu avec Satan. »
Younaten Bet Colia, représentant des assyriens au parlement islamique, dans une autre partie de cette réunion, a insisté : « Terry Jones qui se dit prêtre, n’a pratiqué aucune recommandation de Jésus et il ne croît pas à ce qu’il a dit qu’il doit aimer son frère. Il doit savoir que nous vivons en Iran et depuis 1400 ans, nous sommes en paix avec nos frères et sœurs musulmans. Depuis les 31 années de la république islamique, nous vivons en amitié avec nos frères.
Les Terry Jones et les sionistes doivent savoir que l’Iran islamique est le seul pays qui ait écrit dans sa constitution 5 principes consacrés aux minorités religieuses. S’ils comprenaient tout ça, ils ne feraient rien pour faire souffrir non seulement plus d’un milliard et demi de musulmans mais le monde entier. Nous condamnons leurs actes et demandons à Dieu de leur donner une leçon. Je déclare que nous détestons ces actes et que nous sommes près de nos frères et de nos sœurs musulmans et que nous partageons leurs douleurs. »
L’ayatollah Taskhiri, secrétaire général de l’assemblée mondiale pour le rapprochement interreligieux, à la fin de cette réunion, a dit : « Tout ce que nous entendons, nous rappelle ce que le Coran dit : « Tous les prophètes avaient deux logiques : première logique, construire une société de foi et de relations avec Dieu, et deuxième logique, le combat avec les idoles et tout ce qui n’est pas juste, le Coran dit : «و لقد بعثنا فی كل امة رسولا ان عبدوالله و اجتنبوالطاغوت». Si nous résumons tous les enseignements des religions, se placent dans ces deux philosophies qui sont « Prier Dieu » et « Eloigner le Diable ». Nous demandons à Dieu de nous rendre solides et forts dans nos convictions à Dieu et dans les valeurs sublimes divines et de mettre tous nos moyens dans la voie de combattre le diable et ses consorts. »
La deuxième réunion religieuse du centre du dialogue interreligieux de l’organisation de la culture et de la communication islamiques avec les assyriens sous le titre « Des potentiels de coopération des religions pour la promotion de la paix et la coexistence des sociétés humaines a été organisée le 14 septembre à l’organisation de la culture et de la communication islamiques.
Dans cette réunion, le patriarche Mar Denkha IV, Mar Guive Guiss Seliva, métropolitain de Bagdad, Mar Odisho Avraham, évêque d’Europe de l’est, Mar Prime Metril, évêque de Syrie, Mar Isaac Youssef Dehouk, Mar Ava Romil, évêque de Californie et secrétaire de la haute assemblée des évêques des Eglises, Mar Youhanna Youssef, évêque en Inde étaient présents.
La cérémonie de la nomination de l’évêque des Eglises assyriennes d’Orient fut organisée pour la première fois depuis 48 ans en Iran avec la présence du patriarche Mar Denkha IV, primat de l’Eglise apostolique assyrienne de l’Orient.
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