L’Hodjat-ol-islam Seyed Reza Mo’adab, responsable du centre de recherches coraniques de Qom et membre du corps enseignant de l’université internationale Djame’at-ol-Mostafa (AS), a écrit un article sur les miracles coraniques dans la visions de l’Allameh Balaghi sur lequel il s’est entretenu avec l’Agence iranienne de presse coranique.
« Dans son commentaire coranique «آلاء الرحمن فی تفسير القرآن الكريم» , l’Allameh Balaghi qui est un philosophe chiite et l’élève de Akhond Khorasani, a écrit une préface très intéressante sur les miracles coraniques. Une partie concerne les miracles coraniques au niveau littéraire, pour les Arabes de l’époque du Prophète (AS) et de la Révélation, dont le seul art était l’art de la rhétorique et du discours. Sans cet aspect linguistique important, les Arabes n’auraient jamais accepté le Coran et l’auraient attribué aux étrangers.
L’autre partie concerne les miracles coraniques pour tous et pour toutes les époques, qu’il divise en six parties
1-L’Histoire des anciens
2-Les raisonnements
3-L’absence de défauts et de contradictions
4-Les sociétés et la justice
5-Les règles morales et leurs effets dans la société
6-La présentation de vérités spirituelles
« L’Allameh Balaghi estimait que le miracle des informations historiques du Coran était qu’elles avaient été annoncées par une personne qui n’avait reçu aucune instruction, de plus les informations étaient complètes et confirmées en partie par les autres livres révélés bien qu’ils renferment des idées fausses et de nombreuses erreurs.
Retenons les récits sur le Prophète Adam (AS), sur le Prophète Abraham (AS), le Prophète Moïse (AS) et d’autres personnalités qui sont rapportés dans la Bible mais de manière inappropriée.
Dans sa préface, l’Allameh Balaghi présente une comparaison entre le récit de Ayoub (AS), de Jésus (AS) et de Salomon (AS), dans le Coran et la Bible, et aux accusations faites aux prophètes de boire de l’alcool ou de faire preuve de faiblesses dans leur pratique religieuse alors que le Coran ne mentionne absolument pas cela et au contraire, présente les faits de façon tout à fait acceptable et logique du point de vue historique et religieux.
Selon l’Allameh Balaghi, le Coran a été révélé à une époque d’ignorance et de polythéisme, pour guider la société et apporter des preuves claires et des arguments évidents. Ses descriptions de Dieu, de la résurrection et des attributs divins sont présentées de façon détaillées dans ce commentaire, et ont été reprise par l’Ayatollah Khou’i dans son livre sur la convergence des sens coraniques dans les raisonnements.
Le troisième point important au sujet des miracles coraniques, d’après l’Allameh Balaghi, est la cohérence sémantique du Coran qui contient des détails sur les questions philosophiques, politiques, scientifiques, sociales, juridiques et militaires.
Le Coran au verset 82 de la sourate Nissa précise: «أفَلاَ یَتَدَبَّرُونَ الْقُرْآنَ وَلَوْ كَانَ مِنْ عِندِ غَیْرِ اللّهِ لَوَجَدُواْ فِيهِ اخْتِلاَفًا كَثِيرًا».
Ce verset montre que les sujets coraniques ont une cohérence particulière contrairement aux autres livres révélés.
Le quatrième sujet sur les miracles coraniques, est la présentation de règles juridiques qui permettent une société juste.
Comment était-il possible que le Prophète ait pu créer un tel système aussi parfait et cohérent, qui réponde à tous les besoins de la société, et soit capable de mettre en mouvement une telle civilisation ?
L’imam Khomeiny dans ses livres a insisté sur ce point et à maintes reprises, a déclaré que le Coran était capable de fonder une société vraiment juste.
Cinquièmement, l’Allameh Balaghi estimait que le coran était un miracle dans sa présentation d’un système éducatif et moral, qui conduit à la perfection, le verset: «إنَّ اللّهَ یَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَالإِحْسَانِ وَإِيتَاء ذِی الْقُرْبَى وَیَنْهَى عَنِ الْفَحْشَاء وَالْمُنكَرِ وَالْبَغْیِ یَعِظُكُمْ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُون» fait allusion aux règles morales du Coran qui permettent l’instauration d’une société exemplaire.
Enfin dans un sixième point, l’Allameh Balaghi aborde la présentation d’informations sur le monde invisible. Les versets qui appellent les incroyants à apporter un verset semblable aux versets coraniques exigent un verset qui réponde à tous ces critères à la fois, ce que personne n’a pu faire jusqu’à aujourd’hui.
L’Allameh Tabataba’i, dans son commentaire du verset 23 de la sourate Baghare, insiste aussi sur ce point ainsi que l’Ayatollah Mahrefat et l’Ayatollah Khou’i.
Etant donné les relations entre l’Irak, l’Egypte et le Liban, à l’époque de l’Allameh Balaghi, et le développement des recherches coraniques, il a ressenti la nécessité de parler de ce sujet. Il existait aussi à l’époque de nombreuses questions posées par les orientalistes sur le Coran qui expliquent pourquoi l’Allameh Balaghi s’est attardé sur ce sujet.
Le directeur du Centre de recherches de Qom a demandé aux spécialistes et aux chercheurs de travailler davantage dans ce domaine et de trouver de nouvelles dimensions aux miracles coraniques.
Seyed Reza Moadab est aussi l’auteur d’autres ouvrages comme la méthode de commentaire coranique, les bases du commentaire coranique, le miracle du Coran d’après les Ahl-ul-bayt (AS), et la présentation de vingt religieux du monde de l’islam, qui ont été publiés par les éditions du Centre Djame’at-ol-Mostafa (AS).
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