Mohamad Reza Al Sharif, responsable du centre national d'études coraniques de Bagdad, dépendant du Bureau des dons islamiques chiites d'Irak, dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que le contexte temporel avait joué un très grand rôle dans le commentaire "Al Kashef" de l'Allameh Moqnia et que ce contexte était selon l'Allameh, une des conditions nécessaires pour comprendre le Coran.
"C'est pourquoi il s'est toujours intéressé au contexte de l'époque plutôt qu'aux questions historiques bien que cette méthode ait soulevé des grandes réprobations dans les milieux coraniques. Sa méthode s'inspirait des enseignements des Ahl-ul-bayt (AS) et spécialement de l'Imam Ali (AS) qui avait dit : «أثيروا القرآن وقلبّوه فإنه لاتنتهی عجائبه ولا تنقضی غرائبه ولا يخلق من كثرة الرد»
Une des particularités du Coran est qu'il s'explique par lui-même en plus du fait qu'il présente toute chose. Le commentaire du Coran par lui-même, non seulement aide à la compréhension du Coran mais en plus, nous présente les objectifs divins et est un principe moral et un principe de foi, comme nous l'ont montré les Ahl-ul-Bayt (AS) qui sont en fait les pionniers de cette méthode de commentaire et les commentateurs chiites par la suite.
L'Allameh Mohamad Djavad Moqnia pensait que des recherches trop poussées sur la syntaxe, le style et le vocabulaire, éloignaient le commentateur de l'objectif véritable du commentaire. Au début de son commentaire, l'Allameh Moqnia s'est fixé comme objectif la découverte des sens spirituels et intérieurs du Coran, et l'élargissement des sujets des versets.
Certains commentateurs utilisent de façon excessive les hadiths et les riwayats, alors que l'Allameh Moqnia a utilisé uniquement les hadiths dont les sources et les chaines de transmission ne posaient pas de problèmes, et a critiqué les commentateurs qui se servaient de ces hadiths peu fiables pour en extraire les règles et les termes de la Tradition prophétique. L'objectif de l'Allameh Moqnia était d'attirer les jeunes et non de montrer ses capacités. C'est la raison pour laquelle il n'a pas utilisé les commentaires précédents et a évité les explications trop abstraites.
L'Allameh avait bien compris le problème des jeunes pris entre une tradition livresque et la culture occidentale, comme l'avait dit le Prophète (AS): «بدأ الإسلام غريبًا، وسيعود غريبًا كما بدأ، فطوبى للغرباء».
L'Allameh avait compris qu'il fallait libérer l'islam du sectarisme religieux, national et ethnique, et éviter les clichés. Il insistait aussi sur les responsabilités des organisations non gouvernementales dans la présentation de l'islam. Son objectif n'était pas d'enseigner mais de réformer, et il évitait tout ce qui pouvait le gêner dans cette voie", a déclaré Mohamad Reza Al Sharif qui est aussi le rédacteur en chef des revues "Ghotuf" et "Val Ghalam".
Le centre national d'études coraniques de Bagdad est chargé de préparer les lecteurs coraniques pour les compétitions internationales et nationales, et publie la revue hebdomadaire "Ghotuf" dont trente numéros sont sortis et qui est chargée de développer la culture religieuse et coranique.
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