Yémen : Ban Ki-moon appelle à la mise en oeuvre de réformes

12:42 - October 12, 2011
Code de l'info: 2203673
New York(IQNA)- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé mardi les autorités yéménites à lancer les réformes nécessaires pour mettre un terme à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays.
« Ce qui est important maintenant c'est que le président Saleh mette en oeuvre immédiatement des réformes politiques afin que les populations puissent vivre dans un monde meilleur sans crainte de l'oppression et en voyant leurs droits humains pleinement protégées », a déclaré Ban Ki-moon en réponse à une question d'un journaliste lors d'une conférence de presse à Copenhague, au Danemark, aux côtés de la Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt.
« La situation au Yémen est une grande source d'inquiétude pour la communauté internationale. Je me suis directement impliqué en parlant au président Saleh et en déployant mon Envoyé spécial, Jamal Benomar, qui s'est rendu cinq fois sur place », a-t-il ajouté.
Le chef de l'ONU a rappelé que les Nations Unies étaient prêtes à travailler en coordination avec le gouvernement du Yémen, ainsi qu'avec les organisations régionales comme le Conseil de coopération du Golfe.
De son côté, la secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valérie Amos, a estimé mardi dans un communiqué que « depuis trop longtemps la communauté internationale a échoué à accorder l'attention nécessaire à la crise humanitaire au Yémen ».
« Conflit, pauvreté, sécheresse, forte hausse des prix des denrées alimentaires et effondrement des services de l'Etat font de la vie quotidienne de millions de personnes un véritable combat, y compris pour les 100.000 déplacés par les récents affrontements dans le sud, les milliers de réfugiés de la Corne de l'Afrique et les 300.000 déplacés du conflit passé dans le nord », a déclaré la chef de l'humanitaire de l'ONU.
Mme Amos a également souligné que la reprise des combats et l'insécurité ont forcé les agences de l'ONU et les organisations humanitaires à retirer leur personnel ou à partir. Il devient de plus en plus difficile d'obtenir des informations viables, a-t- elle précisé.
« Le Yémen est le pays le plus pauvre de la région et a souffert de privations chroniques depuis des années. Si nous n'agissons pas maintenant, la situation peut tourner à la catastrophe », a-t-elle conclu. 
Source: xinhua
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