Les critiques de Sadegh Tabataba'i aux enquêteurs de l'affaire Moussa Sadr

11:48 - November 16, 2011
Code de l'info: 2222957
Téhéran(IQNA)- A cette époque les camps de réfugiés palestiniens étaient un grand problème pour le Liban, l'imam Moussa Sadr encourageait les Palestiniens à lutter eux-mêmes pour la libération des territoires occupés et à ne pas attendre grand chose des dirigeants arabes "qui ne cherchaient qu'à faire des transactions".
Seyed Sadegh Tabataba'i, neveu de l'imam Moussa Sadr, lors d'une conférence sur Moussa Sadr le 13 novembre 2011, à l'université des sciences sociales de Téhéran, a déclaré que différents groupes combattaient dans les années 60 au Liban et que le "Parti de la libération" avait été créé pour se libérer des tendances libérales et marxiste qui dominaient à l'époque.
"A cette époque le gouvernement libanais était très faible et les services d'espionnage étaient très actifs. De plus, tous les groupes politiques étaient opposés aux chiites. A l'époque où Moussa Sadr est venu au Liban, les chiites étaient un groupe très faible, les chrétiens avaient tous les avantages et les sunnites avaient une place importante.
L'imam Moussa Sadr se rendait personnellement chez les chiites pour se rendre compte de leur situation, il a fait cette année-là plus de 130000 km pour aider les chiites du sud du Liban. Il estimait qu'il fallait finir le travail de Seyed Djamal et ne pas se contenter d'étudier à Qom ou à Najaf. A son avis, l'erreur de Seyed Djamal était d'avoir compté sur les dirigeants des pays islamiques pour les réformes.
L'imam Moussa Sadr a réussi à redonner aux chiites leur place dans la société libanaise, et a créé le Haut conseil chiite et le parti Amal.
La société libanaise malgré ses diversités culturelles et religieuses, a reconnu l'autorité de Moussa Sadr qui n'a jamais reculé dans ses positions. Pour lui, la liberté était un don divin qui devait être respecté dans la société pour qu'elle progresse. A cet égard, il considérait que les médias avaient un rôle important d'information. Alors qu'il avait un grand pouvoir, il aidait même ses ennemis les plus acharnés.
A cette époque les camps de réfugiés palestiniens étaient un grand problème pour le Liban, l'imam Moussa Sadr encourageait les Palestiniens à lutter eux-mêmes pour la libération des territoires occupés et à ne pas attendre grand chose des dirigeants arabes "qui ne cherchaient qu'à faire des transactions".
Un projet fut élaboré à l'époque, qui prévoyait de donner refuge à 300000 Palestiniens, au sud du Liban. Ce projet était soutenu par les groupes de gauche en Palestine et Kadhafi avaient promis une aide financière.
Mais l'imam Moussa Sadr était opposé à ce projet qui n'était pas selon lui, dans l'intérêt des Libanais ni des Palestiniens car il contribuerait à l'exode des chiites du sud du Liban et autoriserait le régime sioniste en raison de la présence des Palestiniens, à prendre cette région du Liban.
Moussa Sadr fit plusieurs voyages pour avertir les dirigeants arabes de ce complot et se rendit en Libye sur une invitation de Kadhafi, en 1978.
Si Kadhafi était resté vivant, nous aurions pu avoir des renseignements précis sur l'imam Moussa Sadr mais cela est impossible aujourd'hui.
Il y a eu des faiblesses dans les activités de recherches, bien sûr la famille Sadr n'en veut à personne et n'est pas restée inactive. Il existe des témoignages qui vont dans les deux sens mais ce qui est important est la présentation des idées de Moussa Sadr. Cela compte peut-être plus que de savoir s'il est vivant ou s'il est tombé en martyr", a-t-il dit.
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