Abbas Ali Reza'i, docteur en linguistique de l'université d'Extar en Angleterre et membre du corps enseignant de la faculté des langues étrangères de l'université de Téhéran, dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré qu'un des grands problèmes de la traduction coranique en anglais était la difficulté de transmettre exactement les différents styles et tournures sémantiques de la langue arabe, spécialement les comparaison et les allusions.
Certains traducteurs ont du mal à comprendre certaines expressions ou terme coranique comme l'adjectif «samad» qui n'apparait qu'une seule fois dans le Coran dans la sourate "Towid" dont l'explication par l'Imam Hossein (AS) a été rapportée dans le Mofradat de Ragheb, qui présente cinq sens : le Permanent, celui qui ne boit ni ne mange, et ne dort pas non plus. Dans les traductions en persan, le mot a été traduit par "celui qui n'a pas de besoin" qui n'est pas une traduction précise du terme.
Le traducteur anglais Mohamad Piktal, a traduit par "the eternally besought of all" c'est-à-dire celui qui n'aura jamais besoin de rien et de personne, cette traduction n'est pas mauvaise mais est-elle complète ? Le sens de ce mot est beaucoup large. Arbary a traduit par "the everlasting refuge" et Chaker par "Allah is he on whom all depend" qui ne sont pas non plus des traductions parfaits. C'est à cause de ces problèmes que certains ont rejeté la possibilité de traduire le Coran dont les sens sont parfois très lourds et impossibles à traduire.
Il y a beaucoup de comparaisons et d'allusions dans le Coran que le traducteur doit bien comprendre avant de traduire. Dans une même langue il est difficile de trouver des synonymes, que dire de deux langues différentes, où cette possibilité est presque nulle. Il reste pour le traducteur la possibilité de garder le mot arabe come le mot Djihad qui est entré dans le vocabulaire anglais, et renvoyer le lecteur au commentaire pour comprendre exactement le sens de ce mot.
Les musulmans qui connaissent la culture islamique ont mieux réussi dans les traductions, la traduction d'Arbary semble être la meilleure. Une bonne traduction exige une fidélité au texte et une impartialité. Les traductions qui sont présentées à la Mecque et à Médine, malheureusement n'ont pas cette impartialité nécessaire et renferme des interprétations personnelles à des groupes ou des écoles particulières.
Aujourd'hui, certaines écoles philosophiques cherchent à prouver que les récentes découvertes scientifiques existent dans le Coran, il n'est pas nécessaire de prouver l'authenticité du Coran de cette manière ni de chercher des termes scientifiques qui se réfèrent à certaines découvertes contemporaines.
La question des lettres au début de certaines sourates est aussi une question importante, certains traducteurs au cours de l'Histoire, ont tenté d'en donner le sens en se référant à des hadiths ou au texte de la sourate. Il vaut mieux à mon avis, garder ces lettres intactes au début des sourates et éviter des interprétations rocambolesques", a-t-il dit.
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