A l'approche des élections présidentielles en Egypte, les divergences ont augmenté entre les différents groupes politiques et religieux.
Des efforts sont faits d'une part, pour conserver le modèle de pouvoir institué par Moubarak. De plus, le régime sioniste qui est le grand perdant des évolutions en Egypte, tente d'exacerber ces divergences qui mettent en danger le bon déroulement des élections.
Ahmad Kazemzadeh, spécialiste des questions du Moyen Orient, dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré qu'il fallait tenir compte de plusieurs variables dans l'étude de ces conflits.
"La chute inattendue d'Hosni Moubarak exige la constitution d'un gouvernement qui soit capable de répondre aux attentes et aux besoins actuels de la population. D'un autre coté, les institutions de l'ancien régime sont toujours en place.
Cette situation a contribué à une rupture entre les résidus de l'ancien régime et les révolutionnaires, qui ont des objectifs différents. Ces derniers mois, nous avons aussi été témoins de divergences entre les groupes révolutionnaires et le conseil militaire chargé de l'intérim.
Bien entendu, il y a eu dans certains domaines, une coopération entre la branche influente des Frères musulmans et ce conseil qui a soulevé des critiques dans les autres groupes révolutionnaires et qui a disparu après les élections et la constitution du Parlement, pour laisser place à des divergences croissantes entre ces deux pôles.
Après la révolution et l'apparition des partis salafistes qui ont obtenu 20% des voix au Parlement, nous assistons à des divergences entretenus par le régime sioniste, entre les groupes religieux cette fois, et avec les coptes qui représentent plus de 10% de la population et ne sont pas bien vus par les Salafistes. Ces divergences ne sont pas prometteuses et risquent de nuire au bon déroulement des élections", a-t-il dit.
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