Le complot de la monarchie saoudienne pour empêcher les réformes au Bahreïn

13:04 - May 16, 2012
Code de l'info: 2327350
Bahreïn(IQNA)- Les monarchies d'Arabie saoudite et du Bahreïn qui sont toutes deux inquiètes de la montée de l'insatisfaction des chiites dans ces pays, envisagent un rapprochement politique.
Le journal libanais Daily Star, a annoncé que le parti chiite d'opposition au Bahreïn, Al Vafaq, avait condamné le projet d'union entre l'Arabie saoudite et le Bahreïn qu'il a qualifié de trahison et de complot pour empêcher les réformes politiques au Bahreïn.
"Les monarchies d'Arabie saoudite et du Bahreïn qui sont toutes deux inquiètes de la montée de l'insatisfaction des chiites dans ces pays, envisagent un rapprochement politique. Les dirigeants saoudiens ont peur que les mouvements démocratiques au Bahreïn, s'étendent dans les régions orientales et chiites du royaume. Cette inquiétude a poussé les autorités saoudiennes dès le début, à envoyer des troupes au secours d'Hamad ben Issa al-Khalifa pour mater les opposants.
Jassem Hossein, un des membres du parti Al vafaq, a déclaré que les problèmes au Bahreïn étaient des problèmes intérieurs et que l'Arabie saoudite n'avait aucunement le droit de s'ingérer dans les affaires intérieures de ce pays.
Jassem Hossein a ajouté que la solution était politique et que toute décision devait être acceptée par le peuple d'Arabie saoudite et le peuple du Bahreïn.
Djamil Kazem, responsable des comités du parti Al Vafaq, a déclaré quant à lui, dans une interview pour la chaine libanaise Al Manar, qu'une union entre les deux pays ne pourra pas mettre un terme aux revendications populaires et que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) n'étaient pas tous d'accord sur cette question et que certains pays étaient même opposés au projet d'union entre les six monarchies.
"Le peuple du Bahreïn a le droit de décider lui-même comme cela a été le cas lors de la déclaration de l'indépendance. S'il est question d'un ralliement à l'Arabie saoudite, cela doit aussi se faire par référendum. Aucun dirigeant bahreïni n'a le droit de décider de lui-même car la constitution l'interdit de façon ferme. L'objectif d'Hamad ben Issa al-Khalifa est d'assurer sa sécurité et de réprimer les manifestants avec l'aide des forces de sécurité des autres pays du golfe persique", a-t-il déclaré dans cet article.
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