La Turquie réclame des céramiques au Louvre

12:21 - November 21, 2012
Code de l'info: 2452435
Paris(IQNA)- À Paris, mercredi, pour défendre la candidature de la ville d'Izmir à l'Exposition universelle 2020, le ministre de la Culture turc, Ertugrul Günay, plaidera également la cause de superbes mosaïques d'Iznik du XVIe siècle qui sont exposées au Louvre.
Le panneau de céramiques est une des pièces maîtresses du nouveau département des arts de l'Islam. Il se retrouve au cœur d'une dispute avec la Turquie.
«Tout est à nous», revendiquait ainsi en une le quotidien Radikal. Des émissaires d'Ankara sont allés prendre en catimini des photos de l'ouvrage d'art ottoman accroché au mur du musée. Après expertise, les autorités turques ont conclu que les trois tympans aux motifs floraux provenaient de la mosquée de Piyale Pacha, à Istanbul, et qu'ils avaient été volés à la fin du XIXe siècle.
Selon le Louvre, l'objet du litige est entré «dans des conditions parfaitement légales au regard des règles applicables à cette époque»: une partie a été achetée à l'historien de l'art Germain Bapst, en 1889; l'autre provient de la collection du restaurateur Alexis Sorlin-Dorigny. Mais des discussions seraient en cours avec Ankara. Ce n'est pas la première fois que des mosaïques détenues par le musée créent un contentieux. Des panneaux du mausolée du sultan Selim II avaient déjà été réclamés, sans succès.
Longtemps indifférente à leur sort, la Turquie mène une politique de plus en plus offensive pour rapatrier des œuvres d'art qui ont été produites sur son territoire. En août 2011, les États-Unis ont rendu une statue d'Héraclès du IIe siècle que les Turcs demandaient depuis vingt ans; l'Allemagne, menacée de se voir retirer les permis de fouilles archéologiques en Anatolie si elle n'obtempérait pas, a restitué un sphinx hittite datant de l'âge du bronze et qui était au musée de Pergame à Berlin depuis 1915.
Source: lefigaro
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