Lors de la dixième réunion sur l’économie islamique, organisée au Centre des activités coraniques universitaires, et dirigée par l’Hodjat-ol-islam Seyed Hussein Mir Moe’zi, membre du comité d’élaboration des modèles de progrès et de consommation islamiques, il a déclaré que les écarts de richesses et de revenus qui étaient le résultat d’injustices au niveau de la législation ou du gouvernement, et de privilèges, n’étaient pas légales en islam ni reconnues par le Coran et les revayats.
« Les différences reconnues sont celles qui sont le résultat de différences naturelles comme les différences d’aptitudes physiques et intellectuelles, ou le résultat d’évènements qui ne relèvent pas de la volonté humaine, comme les climats qui sont plus ou moins propices aux activités agricoles, les tremblements de terre ou les inondations qui relèvent aussi dans un sens, des conditions naturelles. Les différences de revenus dans ces cas précis sont légales et reconnues par l’islam.
Parfois, il se peut que le gouvernement ait le droit de s’immiscer dans les affaires privées pour la défense des intérêts du pays ou de la communauté comme ce fut le cas à l’époque du prophète (AS) qui était le chef du gouvernement, mais il arrive que les responsables obtiennent des pourcentages sur certains contrats ce qui est contraire au Coran et aux revayats.
La troisième raison des différences de revenus et de richesses peut être l’existence d’injustices dans les lois et les gouvernements, et l’octroi de possibilités et de privilèges à certaines personnes. Les revenus qui sont issus de ces injustices, sont tout à fait illégaux d’un point de vue islamique.
Dans les autres cas dont nous avons parlé, il se peut qu’une personne travaille huit heures par jour et une autre travaille le double, les différences de revenus de ces deux personnes sont naturelles et normales, et reconnues par l’islam. L’islam n’a pas proposé de limites à ces écarts de revenus mais rejeté les écarts qui proviennent de l’existence d’injustices dans la société.
Dieu a inséré dans les revenus des riches une part qui est réservée aux pauvres. La pauvreté qui résulte de différences d’aptitude ou d’accidents naturels, doit être compensée par le Khoms, la Zakat et l’entraide. Cela relève des droits des démunis qui doivent être respectés. Les riches doivent donner la part qui revient aux pauvres et au gouvernement.
Dans le Coran au verset 6 de la sourate Ahzab nous lisons: « النَّبِیُّ أَوْلَى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنفُسِهِمْ»: Le Prophète est plus proche des gens qu’eux-mêmes
Cela signifie que le Prophète(PSL) a plus de droits que nous sur nos biens et nos personnes. Cela est le résultat de la place du prophète en tant que chef du gouvernement et non en tant que guide spirituel ou prophète. Dans quel pays les gens ont-ils le droit de s’opposer à l’ordre du chef du gouvernement d’entrer en guerre ?
Le Prophète(PSL) aussi, en tant que chef politique, a le droit de prendre des mesures qui touchent à la vie et à leurs biens, mais en fonction des intérêts de l’islam et des musulmans. A l’époque des Imams(AS), cette autorité revenait aux Imams et à l’époque de l’occultation, au Vali-e-faghi, qui est le chef du gouvernement islamique.
A notre époque, les impôts prélevés par le gouvernement islamique entrent dans le cadre de cette autorité reconnue au chef du gouvernement islamique sur les biens et les personnes. C’est lui qui décide si ces prélèvements sont dans les intérêts de l’islam et des musulmans, et sa décision soit être appliquée et respectée par tous les musulmans sans que cela concerne le Khoms ou la Zakat qui sont des questions différentes.
Les musulmans sont obligés au niveau religieux, de payer les impôts fixés par le chef du gouvernement islamique. Dans le cas où les riches versent ce qu’ils doivent au gouvernement et aux pauvres, et où les différences de revenus ne sont pas les résultats d’injustices, ces écarts de revenus sont légaux et reconnus par l’islam.
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