La terrasse d'un restaurant kebab situé à proximité de la cité a
également été endommagée dans ces incidents qui ont pris fin vers 21H00,
au soir d'un Noël placé sous très haute surveillance dans toute la
France après les attentats sanglants du 13 novembre à Paris.

"Après l'agression intolérable de pompiers, profanation inacceptable d'un lieu de prière musulman. Respect de la loi républicaine", a twitté vendredi soir le Premier ministre, Manuel Valls. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a également condamné l'agression ayant visé des pompiers et la dégradation de la salle de prière, évoquant des "exactions intolérables aux relents de racisme et de xénophobie".
Le tout récent président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni --les nationalistes viennent de remporter le 13 décembre les élections territoriales en Corse-- a lui aussi condamné sur BFMTV "des actes racistes complètement contraires à la Corse que nous voulons", après avoir affiché sur Twitter son soutien aux pompiers blessés, comme le président de l'assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni.
-"Les Arabes dehors!"-
Dans l'après-midi, quelque 150 personnes s'étaient rassemblées dans le calme devant la préfecture à Ajaccio en signe de soutien à deux pompiers et un policier blessés dans des échauffourées qui avaient éclaté dans une cité populaire la nuit précédente, a expliqué le sous-préfet François Lalanne dans un communiqué.
Parmi elles, certaines ont alors décidé de monter jusqu'aux Jardins de l'Empereur, la cité située sur les hauteurs de la ville où avaient eu lieu les heurts. Au total environ 600 personnes, a précisé M. Lalanne à l'AFP, se sont rassemblées dans cette cité, qui connaît, selon le sous-préfet "depuis plusieurs années des incidents à répétition de dimension néanmoins modeste (jets de pierre, départs d'incendie volontaires principalement)".

Scandant pour certains "Arabi fora (les Arabes dehors, ndlr)!" ou "On est chez nous!", selon une correspondante de l'AFP, ils ont, dans une ambiance tendue et encadrés par des policiers déployés pour tenter de maintenir de calme, essayé d'identifier et de retrouver les auteurs de l'agression de la veille, dans une cité, dont tous les habitants sont restés cloîtrés chez eux, et où des portes en verre, boîtes aux lettres et vitre de véhicules ont été endommagés.

Le préfet de Corse, Christophe Mirmand, s'est rendu dans la cité, a constaté la correspondante de l'AFP. Assurant que "tous les moyens étaient mis en œuvre" pour retrouver les auteurs de l'agression de la nuit de jeudi à vendredi, il a aussi estimé que les "menaces de ce (vendredi soir, ndlr) n'étaient pas acceptables".
actu.orange