« Regardez le long des frontière de Naqoura (sud-Liban) jusqu’au
Golan syrien occupé, où sont cachés les soldats de l’ennemi, où sont
leurs véhicules militaires ? Ils sont comme les rats cachés dans leurs
terriers », a lancé le numéro un du Hezbollah.
Et d’ajouter : « Les
Israéliens doivent se préoccuper le long des frontières, à l’intérieur
(des territoires occupés) et à l’extérieur ».
Voici les principaux points de son discours :
Tout
d’abord, je voudrais remercier tous ceux qui ont présenté leurs
condoléances et félicité le Hezbollah et la famille du symbole de la
résistance Samir Kantar pour son martyre.
Je profite cette occasion
pour présenter mes condoléances à ses compagnons (résistants syriens)
qui sont tombés en martyre avec lui.
Je présente également mes condoléances aux familles des martyrs libanais dont les fils tombent pour défendre toute la patrie.
Je
voudrais aussi féliciter la nation à l’occasion des deux fêtes
d’anniversaire du prophète Jésus (S) et du sceau des prophètes, le
prophète Mohammad (S).
Depuis plusieurs années notre région ne sait
pas le gout de la fête et de la joie, en raison des guerres
destructrices qui servent l’intérêt de l’entité sioniste. Malgré les
malheurs, nous essayons de tirer les leçons de ces fêtes afin de semer
la joie.
S’agissant du martyr Kantar, j’essaierai de lui donner une
partie de ses droits, en citant les atouts de ce martyr- devenu une
école et un symbole de la résistance- pour que nous assumons nos
responsabilités envers la nation.
Le sacrifice illimité
Samir
était connu pour son sacrifice illimité depuis sa jeunesse. Il a choisi
à l’âge de l’adolescence de participer à une opération aboutissant au
martyre ou à la détention. Il était un jeune responsable croyant à sa
cause et pour laquelle il était prêt à se sacrifier. C’est ce qui se
passe aujourd’hui avec les jeunes palestiniens qui mènent des opérations
à l’arme blanche.... C’est le plus haut de niveau de sacrifice.
Samir
représente cette génération qui croit en la Palestine, et qui est prête
à tomber en martyre sur la voie de la libération de la Palestine.
D’où notre responsabilité envers les jeunes. Nous avons besoin d’un tel esprit responsable et sérieux.
Comme
vous le savez, dans le cadre de la guerre douce, il y a des programmes
culturels et éducatifs visant à éloigner les jeunes de la nation des
grandes causes afin de leur préoccuper dans des épreuves inutiles, qui
ne créent pas de destin et d’avenir.
La persévérance
Samir
est resté 30 ans derrière les barreaux, malgré cela il était plein de
patience, de défi, de force, et de fermeté. Il ne connaissait point le
désespoir, lui qui était le doyen des détenus libanais et arabes dans
les geôles israéliennes. Samir est resté fort comme une montagne. Il ne
renonçait pas d’un iota face à ses geôliers.
Vivacité et créativité
Même
en prison, Samir était une école dans l’éducation, il haussait le moral
des prisonniers, et incitait les Palestiniens et Libanais à la patience
et à la résistance face à l’occupation.
La nation et les peuples ont
besoin d’un discours encourageant et non pas comme certains médias qui
oeuvrent à semer le désespoir et la faiblesse.
L’altruisme
Une
des caractéristiques des moudjahidines et l’altruisme et le rejet de
tout genre d’égoïsme. Quand l’intérêt, la vie, le nom d’un résistant
devient une priorité, cela signifie qu’il est en danger et que la
résistance à laquelle il appartient est en danger moral.
Une de ses
positions qui nous a beaucoup touchés, c’est lors des négociations sur
l’échange des prisonniers libanais et Palestiniens après l’an 2000. Les
Israéliens disaient au médiateur allemand qu’il était impossible de
libérer Samir Kantar. Nous étions face à un dilemme: soit on libère un
grand nombre de prisonniers sans Samir, soit on met fin aux
négociations. Samir nous a alors incités à libérer ses confrères, tout
en affirmant qu’il avait pleine confiance en la résistance qui réussira à
le libérer ultérieurement. Il avait agit avec noblesse.
La poursuite de la voie de la résistance militaire
Après
sa libération, je lui ai proposé d’opter pour le travail médiatique, et
les discours en faveur de la résistance, mais il a refusé. Il voulait
faire partie de l’aile militaire de la résistance. Il a dit : je suis
venu de la Palestine pour retourner en Palestine. Il a choisi de faire
partie de la résistance populaire syrienne sur le front du Golan occupé.
Dès
le début, les Israéliens exprimaient leur préoccupation face au projet
de résistance au Golan. Israël s’attelle à éradiquer ce projet, il sait
très bien que signifie le projet de résistance populaire face a Israël.
Il assassine tous ceux qui font partie à ce projet. Samir et ses
compagnons jouait un rôle de soutien et d’assistance à cette résistance.
Israël ne veut pas l’ouverture du front au Golan. Netanyahu (PM
israélien) déploie des efforts pour recouvrer une reconnaissance
internationale afin d’annexer le Golan riche en eau et pétrole à
l’entité sioniste.
C’est le crime de Samir qui a assisté la
résistance. Israël a commis une aventure en assassinant Samir et ses
compagnons. Israël a commis une erreur.
L’espoir
Samir
était plein d’espoir de retourner en Palestine. Samir avait une
confiance absolue en la disparition de l’entité sioniste. Depuis
l’usurpation de la Palestine, l’ennemi œuvre pour semer le désespoir
parmi la population dans la libération de la Palestine.
Il suffit de
frapper la volonté d’une armée quelconque pour la vaincre. Israël veut à
tout prix semer le désespoir parmi les Palestiniens, ce n’est pas par
coïncidence qu’il a choisit le terme ‘entité éternelle’ pour désigner «
Israël », ou encore l’entité la plus forte de la région, l’entité qui
détient les armes les plus sophistiqués de la région...
Telle est la
conduite israélienne depuis 1948, les massacres, les déplacements des
palestiniens, l’embargo, la détention…et ce, dans le but de perdre
l’espoir.
Pas de tempête de fermeté contre "Israël"
Aux
Palestiniens, Libanais, Syriens, n’attendez pas des régimes arabes une
tempête de fermeté pour vous libérer d’Israël, ou une coalition
islamique ou arabe pour combattre Israël. Pour ces régimes, Israël ne
fait même pas partie du terrorisme. Ces régimes arabes incarnent la
faiblesse et le désespoir. Dans l’école de Samir il n’y a pas de place
au désespoir. le peuple palestinien et les jeunes palestiniens reflètent
cette vérité.
Hier une fillette palestinienne a dit à la télévision
après sa libération des prisons israéliennes : le jour où Israël sortira
de notre patrie viendra sans doute.
Ceux qui combattent aujourd’hui en Syrie, en Irak et au Yémen sont capables d'éradiquer Israël, s’ils le veulent.
La
logique assure qu’Israël est une entité en voie de disparition. Le fait
de rester dans les territoires occupés en 1948, dans la Cisjordanie et
Gaza est une forme de résistance. L’espoir grandit quand vient s’ajouter
à cela les protestations et les opérations à l’arme blanche et aux
voitures béliers.
Les soldats israéliens cachés comme les rats
Samir
Kantar est tombé en martyre en brandissant cet espoir, la riposte à son
martyre est inéluctable. Regardez le long des frontières, où sont leurs
soldats, leurs véhicules militaires, ils sont cachés comme les rats
dans les terriers.
Si vous sous-estimez la force de la résistance, pourquoi vous êtes alors préoccupés à ce point ?
Les Israéliens doivent restés inquiets le long de nos frontières, à l’intérieur (de l’entité sioniste) et à l’extérieur.
Vos menaces sont inutiles. Nous ne tolérerons point l’effusion du sang d’un de nos résistants et de nos frères de par le monde.
Il s’agit d’un combat ouvert avec l’occupant, loin d’être fermé.
Samir
est tombé en martyre dans ce combat, je lui envie ainsi que tous les
autres martyrs pour avoir obtenu cet honneur de la part de Dieu et joint
les prophètes et les saints. Nous allons préserver vos sangs et
poursuivre le combat jusqu’à la libération de la Palestine.
Al Manar