Les ressortissants qataris dans ces pays, ont été sommés de quitter ces pays dans deux semaines et leurs espaces aériens et maritimes ont été fermés au Qatar. L’Arabie saoudite a demandé aux Qataris de quitter immédiatement l’Arabie saoudite et les empêche ainsi de participer au pèlerinage. La chaine qatarie « Al jazzera » a été interdite et les gens qui voyagent au Qatar ont été condamnés à trois ans de prison et à 10000 rials saoudiens d’amendes. L’Arabie saoudite accuse le Qatar de soutenir les révolutionnaires du Bahreïn et l’Égypte l’a accusé de soutenir Daesh et Al Qaida.
Parallèlement les forces qataries ont été exclues de la coalition saoudienne contre le Yémen qui n’est en fait, que le rassemblement de quelques mercenaires soudanais et émiratis. L’Arabie saoudite et ses alliés ont dressé une liste de 49 personnes accusées de soutenir les groupes armés, dont Yûsuf Al-Qaradâwî, théologien, islamologue et universitaire qatari d'origine égyptienne, et les responsables de 12 centres d’entraide.
Le ministère des affaires étrangères du Qatar a rejeté ces accusations et déclaré que l’objectif était la domination du Qatar.
Jeudi dernier, l’Arabie saoudite avait accusé l’Émir du Qatar, le Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, d’avoir déclaré que l’Iran était une puissance islamique dans la région, et qu’il n’y avait aucune raison de poursuivre une politique hostile envers ce pays, et qu’il avait aussi affirmé son soutien aux groupes de résistance du Hamas et du Hezbollah libanais.
Bien que le Qatar ait apporté une aide sensible aux groupes terroristes qui sévissent en Syrie, il a aussi été ces dernières années, un soutien important du Hamas et n’a jamais considéré le Hezbollah comme un groupe terroriste.
Le Qatar est aussi accusé de soutenir les frères musulmans qui considèrent que les lieux saints de Médine et de la Mecque ne doivent pas être gérés par la famille saoudienne mais par la communauté islamique. L’Arabie saoudite a aussi permis au régime sioniste d’utiliser l’espace aérien saoudien en cas d’attaque contre l’Iran, et souhaite que le Qatar cesse ses aides militaires et logistiques au Hamas, ce qui est aussi le vœu des États-Unis pour qui la sécurité d’Israël et ses relations avec les pays arabes sont des objectifs prioritaires.
Tout ceci alors que le Ministre des Affaires étrangères du Qatar, le Cheikh Mohamed bin Abderrahmane Al-Thani, lors d’un voyage à Moscou, a déclaré que le Qatar considérait le Hamas comme un groupe de résistance.
L’Arabie saoudite n’a pas non plus apprécié les efforts du Qatar pour se rapprocher de l’Iran et il est possible que l’Arabie saoudite et les États-Unis trainent le Qatar devant le Conseil de sécurité.
La Turquie a assuré qu’elle apporterait un soutien au Qatar dans le domaine alimentaire et des médicaments, et envoyé près de 5000 soldats dans ses bases au Qatar, pour la formation de l’armée du Qatar et un soutien éventuel en cas d’attaque.
Trump a accusé aussi le Qatar de soutenir le terrorisme alors que son ministre des affaires étrangères a demandé la fin d’un blocus qui « entrave l’action militaire contre Daesh». Misrad HaHutz, ministre israélien des Affaires étrangères, quant à lui, a déclaré qu’Israël et les pays arabes étaient « dans le même bateau » contre l’Iran.
100 religieux sunnites ont condamné l’opposition à la résistance palestinienne qu’ils ont qualifiée de délit religieux et de trahison du monde arabe et de l’islam.
L’Iran a consacré trois de ses ports aux exportations vers le Qatar et a ouvert son espace aérien aux appareils qataris.
La rupture des relations avec l’Iran, l’abandon de toute politique opposée à la politique des pays membres de l’association des pays du Golfe persique, l’expulsion des membres du Hamas et le blocage de leurs comptes bancaires, des excuses publiques pour les accusations portées aux pays membres, et le retour à l’accord signé en 2012 avec Abdullah bin Abdelaziz, sont les conditions posées par l’Arabie saoudite pour le retour des relations avec le Qatar qui ne semble pas prêt à accepter n’importe quoi pour voir la situation avec ces pays se régulariser.