7:56 - November 13, 2019
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Le 10 novembre 2019, la communauté musulmane du Mali a célébré avec faste le Maouloud, qui consacre la naissance du prophète Mohamed (PSL).
Comme à l’accoutumée, à l’appel de la fédération internationale Ançar-Dine (FADI), le Stade du 26 mars a fait le plein des voix, la nuit du 9 au 10 novembre 2019. Une mobilisation grandiose à la dimension réelle de l’événement avec des pèlerins venus d’une trentaine de pays africains et du monde. Les temps forts d’une veillée religieuse qui a tenu toutes ses promesses…
 
L’ambiance du stade au cours de la journée était déjà à la fête où anonymes et personnalités du pays se mêlaient. Pour cette 35e édition, la fédération a choisi comme thème central : « Ensemble pour la paix et la sécurité au Mali », inspiré d’un verset du Saint Coran.
 
À son arrivée, aux environs de 23 heures, au stade, déjà plein à craquer, le guide de la FADI, le Chérif Ousmane Madani HAÏDARA, président du Haut conseil islamique du Mali, a commencé la cérémonie par une lecture du Saint Coran. Il a tout d’abord rendu grâce à Allah et a souhaité Paix et Salut sur le Prophète (PSL), et ensuite salué et remercié le grand public qui a fait le déplacement à l’occasion de cette célébration. Encore une fois, la célébration de ce Maouloud intervient dans un contexte de crise sécuritaire pour le pays marqué par la violence au quotidien contre les populations civiles et les FAMA, notamment au nord et au centre du pays.
 
À l’entame de ses propos, il a invité chaque fidèle à avoir une pensée pieuse pour le Mali dans ses prières. Selon lui, seules les prières et les bénédictions permettent de sortir un pays dans une crise comme celle du Mali. Une préoccupation qui, selon lui, justifie le thème de cette année. Ainsi, il a invité chaque Malien à la retenue dans ce contexte très particulier pour le pays.
 
En cette veillée de Maouloud, le président du Haut conseil islamique du Mali, le Chérif Ousmane Madani HAÏDARA, a eu une pensée très pieuse pour les militaires tombés sur-le-champ de l’honneur avant de prier pour le repos de leur âme. De même, il a exprimé sa solidarité et celle de l’ensemble de la communauté musulmane aux familles des soldats morts pour la patrie. Également, il a souhaité prompt rétablissement aux blessés.
 
Pour le président HAÏDARA, le pays n’a pas besoin de cette violence, mais de paix, de cohésion sociale. C’est pourquoi il a mis en garde tous ceux attisent la haine et la violence entre les populations maliennes.
 
De même, il a invité le peuple à la mobilisation derrière l’armée. Selon lui, les dispositions sont aujourd’hui prises au niveau du HCIM pour mobiliser des fonds en direction de l’armée. Pour ce faire, il a invité chaque Malien à mettre la main à la poche pour permettre à notre armée d’avoir les moyens nécessaires pour la défense de la nation contre les agressions terroristes. Un appel particulier a été lancé aux patriotes pour être au chevet de la nation.
 
Pour joindre l’acte à la parole, séance tenante, il a annoncé une enveloppe de 10 millions de F CFA comme sa contribution personnelle aux efforts de soutien à l’armée malienne. Selon lui, pour être un bon musulman, il ne suffit pas d’être pieux, mais aussi et surtout aussi d’être un bon citoyen, un citoyen engagé pour son pays.
 
Sur le plan de la participation citoyenne, Chérif HAIDARA, qui ne mâche pas ses mots, appelle les citoyens à leur devoir de génération. Il a, au passage, salué les réalisations faites par la fédération Ançar Dine internationale en faveur des populations vulnérables. Il s’agit, notamment de 11 CSCOM, des points d’eau, des écoles médersas réalisées un peu part tout, à travers le pays.
 
Pour lui, il est difficile de nos jours de défendre son pays sans être taxé de soutenir X ou Y. Mais, dans tous les cas, HAÏDARA a promis à ses disciples de garder son franc-parler en toutes circonstances. Au passage, il a invité les autorités à agir pour le pays avec droiture et à la loyauté. Car aucun pays ne peut se développer avec un régime corrompu, est-il convaincu. D’ailleurs, a-t-il fait savoir, il n’y a de paix dans une société où le comportement des hommes heurte les principes religieux.
 
Pour lui, le pays n’appartient pas qu’aux seuls dirigeants, mais à l’ensemble du peuple malien. C’est pourquoi il s’est dit déterminé de dire la vérité à qui veut l’entendre. Pour lui, le devoir du religieux est de montrer la voie.
 
« Notre pays n’aura jamais la paix et la quiétude tant qu’on ne se tolère pas mutuellement, qu’on ne s’aime pas, qu’on ne prie pas ensemble pour le pays », a-t-il prévenu.
bamada.net
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