9:27 - December 25, 2019
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Le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies s’est décidé à publier la liste des entreprises, israéliennes ou étrangères, qui ont une activité dans les colonies juives des territoires occupés, en Cisjordanie et sur le plateau du Golan, affirme dimanche le site ynetnews.
Cette décision, après des années d’atermoiements, interviendrait à la fin du mois de janvier, ajoute ynetnews, l’édition électronique du premier quotidien israélien Yediot Ahronot.
 
Citant des sources non identifiées « à Jérusalem », le quotidien estime en outre que la décision de la Haute-Commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme, l’ancienne présidente du Chili Michèle Bachelet, a été encouragée par l’annonce, vendredi, de la volonté de la Cour Pénale Internationale (CPI), d’enquêter sur les crimes de guerre israéliens.
 
Or, la colonisation fait incontestablement partie des crimes de guerre, et les entreprises qui font du business avec les colonies ou en profitent d’une quelconque manière sont donc passibles de poursuites pour complicité de crimes de guerre.
 
Cette liste noire, qui comprendrait plus de 200 entreprises selon des informations publiées début 2018 dans la presse israélienne, aurait déjà dû être rendue publique en mars dernier.
 
A défaut d’une liste complète, des médias israéliens avaient quand même été en mesure d’identifier une série de grosses entreprises mouillées dans ces activités criminelles : c’était le cas, par exemple, des industries d’armement, mais aussi du laboratoire pharmaceutique Teva, de la compagnie des eaux Mekorot, du conglomérat Africa Israel, des supermarchés Rami Levy, des groupes de télécoms Cellcom et Bezeq, ou encore des autobus Egged.
 
Parmi les entreprises non israéliennes, 22 avaient leur siège social aux Etats-Unis, comme Coca-Cola, Motorola ou Hewlett-Packard ; 7 en Allemagne, 5 aux Pays-Bas et 4 en France (dont le groupe d’assurances AXA). En tout, des sociétés de 19 pays différents participaient à cette date à la colonisation de la Palestine.
 
Mais Mme Bachelet, sous la pression des Etats-Unis, avait reculé.
 
Nul doute que les pressions israélo-américaines pour empêcher la publication vont redoubler au cours des prochaines semaines, et une nouvelle reculade ne peut être exclue.
 
Ynetnews observe cependant qu’il y a eu plusieurs signes de remise en cause de l’impunité du régime d’apartheid au cours de la dernière période, de la part des institutions internationales chargées de dire le droit. En particulier, le désaveu infligé au mois de novembre par la Cour de Justice de l’Union Européenne au vignoble colonial Psagot le mois dernier.
 
EuroPalestine
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