9:55 - April 06, 2020
Code de l'info: 3472456
Téhéran(IQNA)-C’est une cruelle ironie du sort… Après avoir fui le royaume de l’Atlas sur des bateaux de fortune, en quête d’un ailleurs idéalisé, d’une Europe mythifiée, une centaine de jeunes marocains ont quitté précipitamment l’Espagne où ils avaient accosté clandestinement, repoussés vers la mer par le… Coronavirus.
Signe des temps funestes, c’est l’affolante propagation d’un virus mortel, et moins le durcissement du protectionnisme des hommes, qui a rejeté vers les flots ces migrants. Aussi lourd soit le prix à payer, ils n’ont pas hésité à braver à nouveau tous les dangers, à bord de deux bateaux pneumatiques, et à acquitter chacun la somme de 60 000 dirhams (soit 5 400 euros), pour retourner en toute hâte au pays. On imagine que les voir ainsi s’enfuir, sans demander leur reste, en aura réjoui certains…
 
Si les ravages du Covid-19 sur le sol espagnol ont définitivement brisé leur rêve d’une vie meilleure, il faut toutefois dire que l’instauration de l’état d’urgence, le chômage et la pression exercée sur les trafiquants de drogue avaient déjà passablement terni l’image de l’eldorado ibérique.
 
Alors que les forces de l’ordre marocaines de la région de Larache sont sur le qui-vive, ces jeunes clandestins, qui ont été surpris par d’énormes vagues et secourus in extremis par un passeur de Kenitra moyennant la somme exorbitante de 300 000 dirhams (27 000 euros), comme l’a rapporté le journal Al Ahdath Al Maghribia, courent actuellement dans la nature. L’histoire ne dit pas s’ ils ont réellement réglé leur dû.
 
Ils sont recherchés d’autant plus activement qu’ils arrivent d’Espagne, l’un des principaux foyers de la contagion en Europe. Et comme chacun sait désormais, le dangereux virus traverse aussi allègrement les mers que les frontières terrestres.
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