11:08 - June 29, 2020
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Téhéran(IQNA)-La récente crise économique au Liban, les ingérences étrangères et la fragmentation politique intérieure ont éclipsé l'avenir du pays, avec la crainte que les opportunistes étrangers profitent de la vague de mécontentement populaire et que le pays tombe dans le chaos et un conflit durable.
Avec la crise économique au Liban et la dévaluation de la monnaie nationale libanaise, la scène politique libanaise qui a toujours été le théâtre de tensions entre les différentes parties, est maintenant plus tendue que jamais.
 
La crise syrienne a considérablement affecté la situation économique et financière du Liban, et la pression démographique imposée par les réfugiés syriens vivant actuellement au Liban, a entraîné une concurrence accrue sur le marché du travail libanais et un chômage qui a atteint les 20%.
 
En vertu de l'Accord de Taif de 1990, qui a mis fin à 15 ans de guerre civile au Liban, le président est élu parmi les chrétiens maronites, le premier ministre parmi les musulmans sunnites, le président parmi les chiites et le vice-premier ministre parmi les chrétiens orthodoxes. Le parlement libanais compte 128 sièges, répartis également entre chrétiens et musulmans. 
سوریه جدیدی در راه است ؟
L'un des signes les plus marquants des ingérences politiques étrangères au Liban il y a trois ans, a été l'étrange démission de Saad Hariri, ancien Premier ministre libanais en voyage en Arabie saoudite, démission qui a été critiquée officiellement par le Hezbollah libanais et ses partisans. Bien qu'il soit retourné au Liban 18 jours plus tard, cette « démission » a rendu plus visible le rôle des forces étrangères dans l'arène politique du Liban. Hariri a finalement et vraiment démissionné en janvier 2020, en raison de son incapacité à résoudre les problèmes économiques et à répondre aux protestations.
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Mais l'Arabie saoudite n'est pas le seul pays qui cherche à intervenir sur la scène politique libanaise. Les pays du golfe Persique tentent également d'être présents au Liban afin de réaliser leurs objectifs politiques. En raison des problèmes économiques du Liban, cette situation est devenue de plus en plus importante pour ces pays, comme en témoignent les remarques récentes d'un responsable émirati qui a décrit la situation désastreuse au Liban comme un retrait du Liban du groupe des pays arabes du golfe Persique.
 
« Nous assistons à une détérioration des relations du Liban avec les États arabes du Golfe Persique, ces 10 dernières années, et le Liban en paie le prix », a déclaré à la CNBC Anwar Gargash, conseiller aux Affaires étrangères des Emirats.
 
La semaine dernière, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, a déclaré dans un communiqué qu’il était prêt à soutenir le gouvernement libanais s’il engageait de véritables réformes sans être « redevable » au Hezbollah.
 
Ces remarques interviennent alors que le Hezbollah libanais a fermement condamné le retrait d’Hariri de l'arène politique libanaise, et souligné à plusieurs reprises, la nécessité d'une solidarité de tous les groupes politiques et des discours nationaux. Avant les remarques de Pompeo, le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyed Hassan Nasrallah, a déclaré qu'en imposant un siège à l'économie libanaise, les États-Unis avaient créé une énorme crise de liquidités dans le pays, et élevé le dollar au-dessus de son prix réel, en particulier ces trois derniers mois. 
 
Les remarques de Pompeo et de responsables arabes de la région, ainsi que leurs implications apparentes dans les affaires intérieures du Liban jusqu'à l'enlèvement et la démission forcée du Premier ministre libanais, montrent que les tensions et les problèmes internes au Liban sont exacerbés par les ingérences étrangères.
 
Cette situation a évolué au point que certains politiciens qui occupent des postes de décision importants, sont accusé d’être plus préoccupés par les exigences des étrangers que par les intérêts du peuple libanais.
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Certains experts comparent même la situation actuelle du Liban à celle du pays avant la guerre civile, où la violence de la rue était devenue une guerre de rue, et mettent en garde contre une répétition de l'amère expérience des années 80.
 
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