12:15 - August 04, 2020
Code de l'info: 3473708
Téhéran(IQNA)-Le coordinateur du centre libanais pour le dialogue interreligieux a mis l’accent sur la nécessité de la création de comités internationaux islamiques pour la gestion des deux sanctuaires sacrés de Médine et de la Mecque.
Seyed Ali Seyed Qasim Al-Moussawi, responsable du Centre libanais de dialogue interreligieux et membre de l’Académie de dialogue entre chrétiens et musulmans de Balbek, dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique (Iqna), a souligné la nécessité de la création de comités internationaux islamiques pour la gestion des deux sanctuaires sacrés de Médine et de la Mecque, et a déclaré que cette année, le modèle du hadj choisi par l'Arabie saoudite, avait été très critiqué par de nombreux ulémas.
 
« Suite à l'épidémie du virus corona, le ministère saoudien du Hadj a décidé d’organiser le Hadj de 1441 en nombre très limité, sans demander l’avis des autres pays musulmans. La tutelle de la Kaaba et le devoir du Hadj ne doivent pas être réservés à une institution ou un pays spécifique. Le gouvernement saoudien aurait dû consulter les médecins et discuter de la question du Hadj avec les dirigeants des pays islamiques, en organisant une série de webinaires, et utiliser les conseils d'experts musulmans. 
 
Obtenir une opinion jurisprudentielle pour la clôture ou la restriction du Hadj, nécessite une étude approfondie des questions de santé, et la décision finale sur la façon d'accomplir le Hadj cette année, aurait dû être prise par des personnes de confiance et des experts. Malheureusement, la gestion personnelle de l'Arabie saoudite, des deux sanctuaires sacrés, n'a pas eu les résultats souhaités.
 
 L'Arabie saoudite doit mettre fin à ce monopole des affaires du Hadj. L'Arabie saoudite doit respecter les études des juristes et les avis des experts au sujet du Hadj, parvenir à un consensus et prendre les bonnes décisions, comme le conseille le Coran. Dans une narration, l’Imam du Temps - que Dieu hâte son destin - a déclaré : « Quant aux événements qui se produisent, référez-vous aux narrateurs de notre hadith. Car ils sont mon autorité sur vous, et je suis l'autorité de Dieu sur eux ». 
 
Les juristes sont les héritiers des prophètes, leurs décisions sont conformes aux exigences du temps et du lieu qui sont deux éléments fondamentaux dans le processus de législation religieuse et d’élaboration des fatwas. Les cérémonies du Hadj, jusqu'à aujourd'hui, ont été 40 fois suspendues pour des raisons politiques, de sécurité et de santé, car l’islam refuse des actions qui font du tort aux musulmans. 
 
L’Arabie saoudite devrait coopérer avec les experts de l’Ummah afin que les religieux puissent émettre des fatwas en fonction du temps et du lieu, qui soient aussi favorables aux musulmans ».
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