12:24 - August 24, 2020
Code de l'info: 3473910
Téhéran(IQNA)-Les Rohingyas de l'Etat de Rakhine, secoué par des violences en Birmanie, ont exprimé dimanche la crainte de voir l'épidémie de coronavirus gagner les camps surpeuplés où ils sont confinés, une vague de contaminations ayant provoqué le confinement de Sittwe, la capitale de cet Etat.
Quelque 130.000 Rohingyas, une minorité musulmane persécutée, vivent dans des camps autour de Sittwe dans des conditions qualifiées d'"apartheid" par Amnesty International.
 
Durant la semaine passée, 48 cas de coronavirus ont été recensés à Sittwe, soit plus de 10% de la totalité des quelque 400 cas enregistrés jusqu'à présent en Birmanie.
 
Besoin d'aide
 
Les autorités se sont rendues dans le camp de Thae Chaung cette semaine pour souligner la nécessité de respecter la distanciation sociale - totalement impossible puisque 10 familles en moyenne s'entassent dans une seule maison- et distribuer du désinfectant pour les mains et des masques de protection.
 
"Si le confinement est imposé pour une longue période, nous aurons (...) besoin d'aide", a expliqué un Rohingya, Kyaw Kyaw, indiquant que les habitants du camp s'étaient enfermés chez eux.
 
Les rues de Sittwe étaient vides dimanche, et les habitants sortis faire des courses, un masque sur le visage, se sont heurtés à des routes barricadées.
 
L'Etat de Rakhine est depuis longtemps secoué par des conflits ethniques et religieux.
 
La minorité musulmane des Rohingyas dans cet Etat de l'ouest de la Birmanie est étroitement contrôlée, ne bénéficiant que d'accès limités aux services de santé, à l'éducation et au logement.
 
Quelque 750.000 Rohingyas s'étaient réfugiés en 2017 au Bangladesh, fuyant la répression militaire - que l'ONU a qualifié de "génocide" - dans l'Etat de Rakhine à la suite de troubles.
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