10:33 - August 31, 2020
Code de l'info: 3473964
Téhéran(IQNA)-Le juge Hassan al-Shami, rapporteur du Comité libanais d’enquête sur la disparition de l'Imam Musa Sadr, religieux et fondateur de l'Assemblée suprême chiite libanaise, et de ses compagnons, dans une note sur le site Web d'information de l’Imam Sadr, a évoqué le suivi de cette affaire.
L'imam Musa Sadr, fondateur et président de l'Assemblée islamique suprême chiite libanaise et du mouvement Amal, le cheikh Mohammed Yaqub et le journaliste Abbas Badruddin en 1978, ont été enlevés lors d'une visite officielle en Libye, à l'invitation de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi. 
 
« Le premier point est que l’Imam Musa Sadr est une figure centrale pour tout le Liban. Le deuxième point est l'étrangeté de cet enlèvement commis par Mouammar Kadhafi et son régime en août 1978. Avec la chute du régime dictatorial de Mouammar Kadhafi, l’espoir d'obtenir des informations sur le sort de l'imam Sadr et de ses compagnons s’était renforcé d’autant plus que ce qui est arrivé au Liban, montre l'ampleur des dommages que le Liban a subis depuis l'absence de l'Imam Musa Sadr.
 
L’imam Musa al-Sadr était un véritable partisan du dialogue qui est le seul moyen efficace pour résoudre les problèmes du Liban. Il était l'exemple d'un leader influent qui travaillait honnêtement jour et nuit, avait une vision clairvoyante et encourageait l'égalité et la justice sociale. 
 
Pourquoi Mouammar Kadhafi a-t-il kidnappé l'imam Sadr ?
Comment cette affaire a-t-elle été suivie depuis 1978 ?
Quel est l’avenir de ce dossier ? 
 
Des recherches menées par le Liban, l'Italie et la Libye, ont montré que l'imam Sadr s'était rendu en Libye pour rencontrer Mouammar Kadhafi et examinez les moyens de mettre fin à la guerre civile. Kadhafi attisait les flammes de la guerre civile au Liban et était un théoricien du déplacement des chrétiens du Liban. Mouammar Kadhafi aurait alors décider d’éliminer l'imam Sadr en fabriquant le scénario de la visite de l'Imam Sadr à Rome, mensonge que certains agents de Kadhafi au Liban et dans d'autres pays, ont tenté de propager. Mais il n'y a pas d’éléments qui montrent que Mouammar Kadhafi avait planifié l'enlèvement de l'imam Sadr. Naturellement, Israël en a profité mais cela ne signifie pas qu'Israël a kidnappé l'imam Sadr. 
 
Dès l'enlèvement de l'Imam Sadr, le gouvernement libanais, malgré la guerre civile qui sévissait à cette époque, a tenté de poursuivre cette question et de faire pression sur la Libye. A l'époque, le Liban appelait au boycott de la Libye, de son régime et de son ambassadeur à Beyrouth. Après la libération du sud du Liban en 2000, la famille de l'imam Sadr a repris les recherches pour trouver les auteurs de ce crime, en Italie et dans les cercles internationaux. 
 
Selon le comité libanais chargé d'enquêter sur le cas de l'Imam Sadr, l'évolution la plus significative remonte à 2008, lorsqu'un acte d'accusation a été émis par l'ancien enquêteur judiciaire dans l'affaire, le juge Samir al-Hadj actuellement décédé, contre Mouammar Kadhafi. Le procès a débuté début 2011, coïncidant avec la révolution du 17 février, la chute du régime et l'assassinat de Mouammar Kadhafi le 10 octobre 2011.
 
Le comité s'est rendu à plusieurs reprises en Libye, pour rencontrer les dirigeants révolutionnaires et des représentants du gouvernement, et a même rencontré d'anciens responsables du régime dans les prisons de plusieurs pays. Les gouvernements libanais et libyen ont également signé un accord en 2014, mais en raison de l'effondrement de la situation sécuritaire et politique en Libye, rien de significatif n'est sorti de cet accord. Le comité poursuit également ses travaux dans d'autres pays, en coopération avec les organisations de renseignement et les acteurs internationaux concernés, ainsi qu'avec des personnalités spécialisées dans ce domaine. 
 
Le juge Zaher Hamadeh, enquêteur judiciaire dans l'affaire au Liban, a pris un certain nombre de mesures pour détenir des suspects, poursuivre les accusés et trouver des témoins, en coordination avec les familles de l'Imam Musa Sadr et Badr al-Din. La base du travail de ce comité est la libération de l'Imam et de ses compagnons d'un lieu inconnu où ils sont détenus. 
 
Ce n'est pas une illusion mais une idée poursuivie en vertu du droit pénal dans les délits d'enlèvement et étayée par des données vérifiées et documentées qui montrent que l'Imam Sadr en Libye, aurait été transféré dans plus de trois prisons (Janzur, Maktab al-Nasr à Tripoli et Sabha) et qu’aucun test d’ADN n’a donné des preuves de sa mort. L'essentiel est que nous travaillons d’une façon professionnelle avec la confidentialité nécessaire et sans aucune pression, peu importe le temps que cela prendra », a-t-il dit.
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