11:15 - October 24, 2020
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Le Washington Post a écrit : « Il ne sera jamais possible de réformer le modèle d’activités des musulmans en France, en humiliant l'islam et les sociétés islamiques, comme l'a fait le président français ».
Ez al-Din Fischer, professeur au Collège Dartmouth dans le New Hampshire, a publié un article dans le Washington Post, sur les déclarations du président français Emmanuel Macron, au début du mois, concernant ses plans pour l'organisation de l'islam en France et la lutte contre le séparatisme religieux.
 
Dans cet article il a déclaré : « Il faut appeler les institutions islamiques à prendre clairement position contre les idéologies qui justifient la violence. Macron n'était pas censé critiquer l'islam, il a expliqué qu'il s'agissait d'une déclaration politique pour freiner l’influence du « radicalisme islamique » sur les musulmans français, et pour les empêcher de devenir une société « antirépublicaine ».  
 
Cependant, la déclaration de Macron selon laquelle l'islam "est en crise aujourd'hui dans le monde" a attiré l'attention de la majorité des gens au Moyen-Orient, qui ont répondu immédiatement. Le résultat de ses déclarations, au lieu d’encourager la lutte contre l’extrémisme islamique, s’est transformé en une protestation contre l’image de l'islam présentée par Macron, et a entrainé le silence des musulmans modérés. 
 
La défaite absolue de Macron face au problème de la "violence au nom de l'islam", ne s'est pas arrêtée ici, et a été suivi par la décapitation de l’enseignant Samuel Petty le 16 octobre 2020, qui avait montré à ses élèves des caricatures insultant le Prophète de l'Islam (as). Cette attaque a été une nouvelle excuse pour toutes les actions ciblées visant à faire pression sur la minorité musulmane du pays. 
 
Un incident similaire avait eu lieu, il y a 26 ans, lorsque Najib Mahfouz, écrivain et scénariste, qui avait insulté l’islam dans son livre, avait été poignardé au cou devant son domicile au Caire, à l'âge de 82 ans, mais avait survécu à ses blessures. Mahfouz et Patti ne sont ni les premières ni les dernières victimes de cette interprétation de l'islam de certains salafistes qui encouragent les violences au nom de l'islam. 
 
L’islam ne doit pas être remis en question, comme l'a fait Macron, mais Les institutions et les groupes islamiques devraient fournir des réponses claires à certaines questions dont l'une est de savoir si l'interprétation du « véritable islam » permet aux musulmans de recourir à la violence, si les musulmans sont autorisés à respecter les institutions politiques modernes et leurs lois, et si les musulmans sont autorisés à vivre en paix avec des gens qu’ils considèrent comme des apostats ou des infidèles. 
 
Les six millions de musulmans de France représentent environ un dixième de la population et la deuxième religion du pays après le christianisme. L'importante population musulmane de France est également la plus grande communauté musulmane d'Europe et a une présence indéniable à presque tous les niveaux sociaux et politiques. 
 
Mais ces dernières années, quand l'Occident qui a formé l'EIIL, a été témoin de la propagation des attaques terroristes sur son propre sol, l'approche du gouvernement français envers la communauté musulmane a changé. Suite à l'assassinat de cet enseignant, les autorités françaises ont ordonné la fermeture d'une mosquée à la périphérie de Paris, et bloqué le réseau social de la mosquée pour la diffusion d'une vidéo montrant le professeur en train de présenter les caricatures insultantes. 
 
Le 13 octobre 2020, le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait annoncé la fermeture de 73 mosquées, écoles et commerces depuis le début de l'année, sous prétexte de lutter contre ce qu'il avait appelé « l'islam extrémiste ».
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