8:06 - November 12, 2020
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Téhéran(IQNA)-Le Secrétaire Général du Hezbollah libanais a affirmé lors d’un discours qu’il a tenu mercredi à l’occasion de la journée du « Martyr » : « Tout ce qui se dit du dialogue entre l’Iran et les Etats-Unis ou celui entre la Syrie et le régime sioniste n’est qu’un pur mensonge. Je vous assure que tout cela est un mensonge et ce n’est même pas la peine de publier un communiqué pour le nier. »

Quatre sujets principaux ont été au menu du discours du secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah, lors de son intervention télévisée prononcée à l’occasion de la Journée du Martyr proclamée le 11 novembre, en commémoration à la première opération-martyre de résistance réalisée à la même date en 1982, quelques mois après l’invasion israélienne du Liban.

Ce jour-là, le prince des martyrs, le jeune Ahmad Kassir, avait fait exploser sa voiture au cœur du siège du gouverneur militaire de l’armée d’occupation israélienne, dans la ville de Tyr, au sud du Liban, causant la mort d’une centaine d’officiers israéliens.

« Je le répète, c’est la plus importante opération contre l’ennemi sioniste dans l’histoire du conflit arabo-israélien… nous n’oublierons jamais le visage blême et noir de Sharon (Ariel, ndlr) lorsqu’il s’est rendu sur les débris du bâtiment détruit », a-t-il souligné.

Évoquant les négociations en cours entre le Liban et l’entité sioniste depuis un mois pour la démarcation des frontières maritimes où l’enjeu est précisément lié aux gisements d’hydrocarbures que renferme cette zone libano-palestinienne, il a affirmé :

« Grâce au sang des martyrs, le Liban négocie en position de force et non de faiblesse », a-t-il assuré, estimant que c’est au président de la République Michel Aoun que revient la gestion des pourparlers, après que le chef du Parlement Nabih Berri a défini leur cadre.

« C’est aux institutions étatiques libanaises de délimiter les frontières et le Hezbollah n’aura qu’à obtempérer…Il interviendra seulement lorsqu’il faudra faire respecter leurs décisions au cas où des violations israéliennes sont signalées », a-t-il fait remarquer.

Dans son deuxième dossier, le numéro un du Hezbollah a parlé des dernières manœuvres militaires israéliennes qui ont eu lieu la semaine passée au nord de la Palestine occupée et dans le Golan syrien occupé.

« De l’aveu des responsables israéliens, ce sont les manœuvres les plus importantes, à l’instar de celles de 2017 », a-t-il rapporté.

Selon lui, c’est la première fois que les Israéliens effectuent des exercices militaires en suivant une logique défensive et non offensive, simulant le scénario d’une incursion de résistants libanais dans les colonies de la Galilée… « Ce qui constitue un grand changement qui est également le fruit du sang des martyrs de la résistance », a-t-il insisté.

Et de révéler : « Durant toutes ces manœuvres israéliennes, les combattants du Hezbollah étaient en état de mobilisation maximale, ils étaient sur le pied de guerre, prêts à riposter à toute velléité israélienne contre le Liban. Sans que personne ne s’en rende compte ».
Sayed Nasrallah s’est arrêté aussi sur les élections présidentielles américaines. « Elles illustrent l’état lamentable de la démocratie américaine qui s’érige en exemple à suivre dans le monde », a –t-il qualifié.

Le président américain « Trump s’y est employé pour confisquer le vote postal des électeurs américains pour se déclarer vainqueur. Ce qui montre à quel point ce dirigeant respecte l’opinion de son peuple », a relevé sayed Nasrallah.

D’après lui, de point de vue affectif, « nous avons le droit de nous réjouir qu’il a perdu les élections », estimant que c’est une perte de plus qui s’inscrit dans son répertoire qui accumule les revers dans la plupart des dossiers qu’il a traités durant son mandat de quatre ans.

« On ne peut toutefois pas prévoir ce qu’il pourrait faire durant les deux mois qui lui restent. J’invite les pays, les factions et les peuples de l’Axe de la résistance à rester vigilants pour lui rendre la pareille au cas où se hasarde dans une aventure militaire »

Dans le dernier volet de son discours sayed Nasrallah a tenu à saluer le courage du chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil qui a fait l’objet de sanctions américaines en vertu de Magnitsky Act, la semaine passée.
« Tout le monde sait très bien qu’il a été sanctionné parce qu’il a refusé d’obéir aux Américains qui lui ont demandé de rompre avec le Hezbollah, et non pas pour corruption », a-t-il affirmé.

Révélant que M. Bassil lui avait parlé avant que les sanctions ne soient décrétées des pressions exercées contre lui pour mettre fin à l’entente entre le CPL et le Hezbollah, conclue en 2006, il a rapporté qu’il lui avait dit qu’il ne pouvait en aucun cas se plier au diktat américain, « par principe de liberté et de respect de la souveraineté » du Liban.

« Je lui avais dit et je tiens à le dire à tous nos alliés et nos amis, prenez les décisions qui vous conviennent et qui sont dans vos intérêts et ceux du Liban. Ne vous méprenez pas de nous. Nous saurons nous débrouiller. Nous patienterons », a-t-il aussi rapporté sur la teneur de ses discussions avec M. Bassil.

Et de conclure: « sachez toutefois que si on fait un seule concession aux Américains, ils ne seront jamais rassasiés ».

Al Manar

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