0:01 - July 29, 2021
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Téhéran(IQNA)-Le Leader de la Révolution islamique, l'honorable Ayatollah Ali Khamenei a rencontré le président Rohani et les membres du 12e cabinet ce mercredi matin 28 juillet.

Ce mercredi 28 juillet, et à la veille de l’investiture du nouveau gouvernement, le Leader de la Révolution islamique a reçu en audience le président sortant Rohani et son cabinet. « Votre expérience de huit ans de direction à la tête de l’exécutif servira nos prochains exécutifs. Cette expérience a bien prouvé que l’Iran ne peut faire confiance à l’Occident », a affirmé l’Ayatollah Khamenei tout en félicitant les musulmans à l’occasion de l’Aïd al-Ghadir, une fête non pas uniquement chiite mais bien musulmane dans la mesure où les disciples du grand prophète l’ont authentifié.

« Les huit ans de gouvernance de M. Rohani ont été marquées par une constance ; jamais la confiance envers les Occidentaux ne produit l’effet escompté ; les Occidentaux ne sont pas là à aider l’Iran, au contraire, ils font tout pour lui porter atteinte et là où ils le font pas, c’est tout bonnement parce qu’ils ne le peuvent pas.

Le bilan de M. Rohani est loin d’être homogène. Il a été dans certains secteurs à la hauteur des attentes, dans d’autres, pas à la hauteur. Mais il prouve une chose : aucune planification nationale ne devra être inhérente à un quelconque accord avec les pays occidentaux car cela revient à en assurer l’échec et le non aboutissement. Chaque fois que le gouvernement a misé sur les pourparlers avec l’Occident et les États-Unis, il a échoué et là où l’exécutif a agi sans faire confiance aux occidentaux à leur promesses et actes, il est allé de l’avant », a souligné le Leader de la Révolution islamique.

Plus loin dans ses propos, le Leader de la Révolution islamique est revenu sur les récentes négociations de Vienne et tout en remerciant les diplomates y présents pour leurs efforts et leur action a affirmé : « Les Américains se sont fermement campés sur leur position hostile à l’égard de l’Iran et n’ont même pas accepté de reculer d’un iota. Ce n’est qu’en parole qu’ils prétendent vouloir lever les sanctions. Dans l’acte, l’Iran n’a rien vu venir. Les États-Unis refusent obstinément de lever les sanctions, pire, ils tentent d’imposer leur conditions et exigent de faire inclure une phase dans tout accord à venir comme quoi « l’Iran devrait négocier de dossiers autres que le nucléaire » sous peine de quoi ils nous menacent qu’il n’y aurait aucun accord !

Or cette phrase, les États-Unis la veulent pour en faire une base à leurs ingérences futures qui dépasseraient le nucléaire pour toucher à notre puissance balistique ou encore à notre politique régionale. Il s’agit d’une manœuvre visant à procurer aux Américains la possibilité de renverser quand ils le veulent la table, à remettre les comptes à zero pour un oui ou pour un non, et tout en nous accusant de violation et d’entorse aux accords. C’est là une attitude parfaitement déloyale, malveillante. A vrai dire les Américains n’hésiteront jamais à revenir sur leur parole donnée, sur leurs engagements signés comme ils l’ont fait une fois sans qu’ils aient à en payer le prix. Concernant les pourparlers récents, l’Iran leur a demandé des garanties pour éviter le scénario de 2018 mais ils s’obstinent à le refuser. Il s’agit là d’une expérience précieuse pour notre 12ème gouvernement et pour tous les exécutifs à venir mais aussi pour tous nos acteurs politiques. L’Amérique n’est pas digne de confiance. Cette expérience, l’Iran l’a eu depuis les premières heures de la révolution mais le gouvernement de M. Rohani l’a concrétisé encore davantage. Que Dieu vous aide là où que vous vous trouverez à accomplir vos devoirs politiques suivant les percepts de l’islam. »

Le président sortant a de son côté pris la parole au terme de cette rencontre rendant hommage au « soutien » et aux « éclairages » constants du Leader à son égard et à l’égard des membres de son gouvernement en huit ans d’exercice avant de présenter un bref bilan de son action à la tête de l’exécutif. Le président sortant a souligné les performance économique de son premier mandat marqué « par un taux de croissance et une nette baisse de l’inflation » et a rappelé les efforts de son gouvernement depuis 2016 visant à faire capoter « l’une après l’autre les sanctions sans cesse croissantes des USA contre l’économie iranienne ». « Le conseil suprême de coordination économique crée sur votre ordre en 2016 aura été l’un des points de mon second mandat car il a permis à ce que l’Iran puisse efficacement faire face aux sanctions pétrolières et bancaires, produire des produits pétrochimiques et minières et tirer les recettes en devise étrangères. Pris entre la guerre économique et la pandémie, notre gouvernement a appris qu’il faut miser sur les potentiels intérieurs et se tenir debout. Cette vision a fait que mon second mandat a été marqué par une extension des productions agricoles, des réseaux ferroviaires et des lits d’hôpitaux. Et l’Iran est aujourd’hui un producteur de vaccin anti covid », a indiqué le président sortant Hassan Rohani.

presstv

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