10:56 - December 04, 2021
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Téhéran(IQNA)-« La finance islamique est aujourd'hui une industrie de 3 000 milliards de dollars, avec une croissance de plus de 10 % par an. Une grande partie de cette croissance dépend des startups », a déclaré Mohammad Swaf, PDG de « Manzil Startup » qui est une des startups les plus importantes au Canada, dans le domaine de la fintech islamique.

Fondée en 2017 à Toronto, cette entreprise cherche à attirer des clients musulmans et non musulmans, intéressés par des investissements sur la base de l'éthique sociale. « Manzil » a créé sa première néo-banque au Canada, et distribue des produits certifiés halals.

Dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique, Mohammad Swaf a déclaré : « Lorsque nous examinons les services financiers au Canada et leurs règlements, nous constatons, qu'après la Chine, le Canada a les conditions d'octroi de licence les plus difficiles dans l'industrie du financement, sans compter les problèmes islamiques dans les domaines fiscaux.

Nous avons résolu trois problèmes : l’imposition sur la vente et l'achat de biens immobiliers, la plus-value et bien sûr, l'impôt sur le revenu, car dans l'Islam, l’usure est interdite. Il nous a fallu deux ans, à moi et à mon équipe d'avocats, et à un groupe d'acheteurs et de conseillers juridiques, pour trouver un système qui non seulement soit compétitif mais qui n'enfreigne pas non plus les règles du système financier canadien.

Nous nous concentrons sur la maison et l'achat d'une maison sans usure, pour plusieurs raisons. La première est la demande du marché. Lorsque vous avez 1,6 million de musulmans aujourd'hui, qui passeront à 3 millions au cours des 10 prochaines années et représenteront 10 % de la population canadienne, des produits conformes à la loi islamique sont nécessaires.

Plus nous serons forts, plus nous aurons des non-musulmans comme clients sur notre plateforme, et nous ne faisons aucune discrimination. Beaucoup de gens, quand ils pensent à la banque, pensent que la banque ne peut pas être morale.

Nous avons montré qu’une banque peut être morale et créer des richesses halals. Lorsque nous avons commencé, nous pensions que les gens étaient au courant mais nous avons été obligés d’enseigner les questions islamiques et d’éduquer des personnes qui n'étaient pas seulement analphabètes financièrement, et cela était très compliqué.

Il faut donc vraiment prendre du recul non seulement pour enseigner l'importance des finances et comment mieux les gérer, mais aussi comment mettre, étape par étape, les programmes sur la plateforme numérique. La finance islamique représente aujourd'hui une industrie de 3 000 milliards de dollars. Sa croissance est de plus de 10 % par an et une grande partie de cette croissance dépend des startups. Lorsque vous avez des jeunes musulmans dans le monde entier, numériquement disponibles sur leurs téléphones, vous êtes face à un marché de masse.

Il faut étudier d'abord le marché et trouver les domaines où les gens ont des problèmes. Avant de créer cette start-up, j'étais consultant en banque et j'ai rencontré de nombreux musulmans qui disaient tous la même chose et se plaignaient de l’absence d'investissements, de prêts et de financements islamiques. Toutes ces données m'ont permis d'avancer et de répondre à un besoin.

Je conseille aux Iraniens de faire des études de marché pour comprendre quels sont les avantages et comment fonctionner. Si vous êtes dans un environnement sans aucune concurrence, vous avez la meilleure version pour réussir. Vous n'êtes pas obligé de créer quelque chose qui existe déjà et où les gens ont le choix entre plusieurs options. Vous êtes essentiellement en concurrence sur les prix, la valeur, le service client, l'accessibilité et l'accès facile à vos clients ».

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