L’ayatollah Fazel Lankarani :

Ceux qui insultent le Coran s'opposent aux versets politiques de ce livre divin

12:38 - March 12, 2023
Code de l'info: 3483936
Téhéran(IQNA)-L’ayatollah Fazel Lankarani, professeur à l’école théologique de Qom a dit : « Ceux qui insultent le Coran s'opposent aux versets politiques du livre saint, et pas à ceux liés aux prières ou au jeûne. »

Lors d’un rassemblement dans la ville de Qom, l'ayatollah Mohammad Javad Fazel Lankarani a cité le verset 105 de la sourate Anbiya : «وَ لَقَدْ كَتَبْنا فِي الزَّبُورِ مِنْ بَعْدِ الذِّكْرِ أَنَّ الْأَرْضَ يَرِثُها عِبادِيَ الصَّالِحُونَ
 
« Nous avons écrit dans les psaumes que Nous avions fait descendre après la Torah que la terre sera donnée à Nos serviteurs justes comme leur héritage » et le verset 55 de la sourate An-Nur qui dit : وَعَدَ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنكُمْ وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ لَيَسْتَخْلِفَنَّهُم فِي الْأَرْضِ كَمَا اسْتَخْلَفَ الَّذِينَ مِن قَبْلِهِمْ وَلَيُمَكِّنَنَّ لَهُمْ دِينَهُمُ الَّذِي ارْتَضَى لَهُمْ
 
«Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux. », soulignant le califat législatif qui appartient aux croyants et aux justes, qui doivent établir le gouvernement.

 
En définissant le verset أَنَّ الْأَرْضَ يَرِثُها عِبادِيَ الصَّالِحُونَ, il a dit : « L'exemple complet de ce verset se réalisera au moment de l'avènement de l'Imam Mahdi (que Dieu hâte son avènement) mais il peut aussi avoir des exemples à d'autres moments également. La révolution islamique de 1979 et le mouvement de l'imam Khomeiny ou le jihad des Iraniens pendant la guerre imposée par le régime de Saddam en sont des exemples clairs. Le verset donne de bonnes nouvelles aux humains que chaque groupe peut suivre cette ligne de pensée et chercher à instaurer un gouvernement religieux.
 
La gouvernance est une question centrale dans l'islam. Les versets coraniques en indiquent clairement la nécessité.
 
Ceux qui insultent le Saint Coran ne sont pas contre les versets liés aux prières, au jeûne ou au Hajj, ils s'opposent plutôt aux versets politiques du livre. Ils sont contre le verset 55 de la sourate Ma’ida : «إنما ولیّکم الله و رسوله و الذین آمنوا»

"Seul Dieu, Son Messager, et les vrais croyants qui sont fermes dans la prière et font l'aumône, tandis qu'ils s'agenouillent pendant la prière, sont vos gardiens" ou encore «لنیجعل الله للکافرین علی المؤمنین سبیلا»

"Il n'aidera jamais les mécréants contre les croyants » (An-Nisa-141) ou versets liés au Jihad. Si le Coran n'avait pas contenu de tels versets ou ceux liés à la confrontation de Moïse avec le Pharaon, ils ne se seraient pas opposés au livre saint.
 
L'imam Khomeiny n'a pas seulement brisé le régime corrompu de Pahlavi, mais son mouvement s'est plutôt aligné sur la mise en œuvre des versets coraniques et la réalisation de la gouvernance de l'islam. Nous devrions rappeler aux gens la nature sociale de la religion et leur dire que l'islam ne se limite pas aux prières et au jeûne. Une question centrale est de voir si celui qui veut gouverner les gens est un croyant ou un mécréant. L'islam ne permet pas le règne d’un dirigeant corrompu sur les musulmans.
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