Les problèmes au Bahreïn après la normalisation des relations avec le régime sioniste

7:21 - September 24, 2023
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MANAMA(IQNA)-Trois ans se sont écoulés depuis la signature de « l'Accord d'Ibrahim » soutenu par Trump à la Maison Blanche. Après l’Égypte, la Jordanie et les Émirats arabes unis, Bahreïn a été le quatrième pays arabe et islamique, à signer un accord de paix avec le régime israélien en septembre 2020.

Baqir Darwish, responsable de l'Association bahreïnienne des droits de l'hommeBaqir Darwish, responsable de l'Association bahreïnienne des droits de l'homme, a répondu aux questions de l’Agence iranienne de presse coranique (Iqna), sur le processus de normalisation des relations de son pays avec le régime sioniste, et a déclaré : « Après avoir signé l'accord de normalisation de ses relations avec le régime sioniste, le Bahreïn a été confronté à des défis majeurs au niveau national. L'élargissement de la portée des protestations, à l'occasion du troisième anniversaire de cet événement, montre une évolution positive du niveau d'opposition populaire à ces accords.

Contrairement aux Émirats arabes unis qui avaient conditionné la mise en œuvre du plan à la vente d’armes américaines, notamment des chasseurs F-35, Manama n’a posé aucune condition pour la paix. Quoi qu’il en soit, al-Khalifa a rendu publiques ses relations secrètes avec Tel-Aviv, malgré l’opposition de la majorité du pays à toute normalisation. Même si Al-Khalifah considère l’accord de paix d’un point de vue économique et sécuritaire, cet accord n’apportera aucun avantage à Manama. Cela conduira plutôt à une intensification de la crise de légitimité du régime, d’autant que, pour les autorités israéliennes, la paix avec Bahreïn n’est pas importante en soi contrairement à un accord de paix avec l’Arabie saoudite.

L’Ayatollah Cheikh Isa Qasim a prononcé un discours fort sur l'interdiction de la normalisation, et les courants d'opposition et certains partis politiques pro-gouvernementaux ont également exprimé leur opposition au compromis.

Les méthodes utilisées par les sionistes, avec le soutien du gouvernement bahreïnien, pour s'emparer des terres de ce pays, soulèvent de nombreuses questions. Les sionistes sur la base de certaines informations, cherchent à acheter des propriétés et des terrains de manière indirecte et secrète, afin que les Bahreïniens ne sachent pas que les sionistes sont leurs clients. Le gouvernement de Bahreïn les soutient et les médias hébreux ont récemment annoncé l'achat d'une île bahreïnienne, puis ont retiré cette nouvelle de leur page. Les médias sionistes ont rapporté qu’au cours de ces dernières années, les responsables du régime d'Al-Khalifa avaient coopéré avec le régime d'occupation dans des programmes d'espionnage à Bahreïn et de contrôle des opposants.

Après les accords de sécurité entre Manama et Tel Aviv, à la suite desquels de hauts responsables militaires sionistes sont apparus à Bahreïn, plusieurs questions ont été soulevées notamment une possible installation d’une base militaire israélienne à Bahreïn où trois navires du régime sioniste coopèrent déjà avec la cinquième flotte américaine, d’autant plus que les sionistes pourraient exploiter la situation géographique de Bahreïn pour, par exemple, attaquer la République islamique d’Iran.

Le régime d'Al-Khalifa a menacé de sanctions et de licenciements ceux qui refusent de participer à ces activités surtout dans les ministères gouvernementaux où les employés sont réticents à participer à des activités liées à la normalisation des relations, notamment des voyages mutuels, des ateliers de formation et une coopération technique dans des domaines professionnels.

C'est ici que se révèle le rôle des institutions religieuses contre la normalisation des relations. Les institutions politiques et sociales opposées devraient également soutenir le mouvement anti-normalisation car si cette politique est largement adoptée, la question de la normalisation deviendra un véritable problème social.

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