Noi Katzman, militant juif et membre du mouvement judéo-arabe « Standing Together » (Debout ensemble) dans une interview télévisée, a déclaré : « La chose la plus importante pour moi et mon frère, est que sa mort ne devienne pas une excuse pour tuer des innocents. Je suis désolé qu'Israël utilise ce prétexte. La violence n’a jamais créé un sentiment de sécurité. Cela n'entraîne que des pertes comme la mort de mon frère. Bien sûr, mon frère ne voulait pas de ça. Je demande donc aux autorités israéliennes, de cesser de tuer des innocents. Cela n'apportera pas la sécurité aux colons. Mon frère, Haim Katzman, s’est opposé aux violences perpétrées par les colons israéliens contre les agriculteurs palestiniens, lors de l'opération Tempête Al-Aqsa ».
Outre Noi, de nombreux militants juifs dans les territoires occupés, utilisent activement les réseaux sociaux et les plateformes médiatiques occidentales, pour exprimer leur soutien à la cause palestinienne. Ils croient fermement en la justice et le bien-fondé des revendications des Palestiniens, leur droit de retourner sur leur terre et de vivre librement après le siège paralysant qu'Israël a imposé à Gaza, depuis 2007, et les agressions militaires répétées.
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À New York, le 13 octobre, des dizaines de Juifs se sont rassemblés pour condamner fermement les attaques militaires d'Israël contre Gaza et le siège qui prive la population de l'accès aux produits essentiels.
L'un des intervenants a déclaré : « Dans cette prison ouverte, près de deux millions de personnes tentent de survivre, dont près de la moitié sont des femmes et des enfants qui manquent actuellement, de nourriture, d’eau et d’électricité, et sont soumis à des bombardements incessants au phosphore blanc. Ce n'est rien d'autre qu'un génocide. En tant que Juifs, nous sommes ici pour exiger que vous ne fassiez pas cela en notre nom.
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Anthony Loewenstein, journaliste juif australien et auteur du « Palestine Laboratory », fait partie de ces personnes qui condamnent activement la violence israélienne et mettent en garde contre le nettoyage ethnique en cours à Gaza. Il exprime ses opinions sur les réseaux sociaux et lors d'entretiens avec les médias occidentaux.

Yonah Lieberman, un juif américain qui dénonce les mensonges de la propagande israélienne, a déclaré qu'il était un extrémiste sioniste après avoir subi un « lavage de cerveau » dans sa jeunesse, comme la plupart des étudiants juifs qui justifient les actions d'Israël. Lieberman se considère désormais comme un partisan des droits des Palestiniens et ne veut pas que des Juifs ou des Palestiniens soient tués.
Outre les militants juifs vivant dans les territoires occupés, qui défendent les droits fondamentaux des Palestiniens, des dizaines d’universitaires, de journalistes, d’écrivains et de militants occidentaux ont déclaré que ceux qui défendent les droits des palestiniens ne sont pas contre les juifs.
L’écrivain allemand, Jochen Mitschka, défend les Palestiniens sur « X », critique l'indifférence et la passivité des Allemands et des Européens, face à ce qui se passe à Gaza, au Liban et en Syrie, et réfute l'affirmation selon laquelle Israël ne fait que se défendre. Mitchka a écrit : « Le nettoyage ethnique et le génocide sont ouvertement et clairement autorisés lorsqu’ils sont menés par Israël, et quiconque s’y oppose est antisémite. Toute objection à cela, constitue un soutien au terrorisme ».
Dans la guerre actuelle, le gouvernement français a adopté une position manifestement partiale et extrême en faveur d’Israël. Les autorités françaises ont soutenu toute mesure de représailles prise par Israël, en réponse à l'opération Tempête Al-Aqsa. La France interdit également toute forme de solidarité avec le peuple palestinien et les habitants de Gaza, notamment par la répression violente des manifestations pacifiques pro-palestiniennes.
Dans cette atmosphère tendue, Jean-Luc Mélanchon, leader de « La France Insoumise », a exprimé ses inquiétudes sur les réseaux sociaux et la représentation de son parti, au Parlement français. Mélanchon qui a mis en garde contre l'escalade des crimes de guerre à Gaza, et le silence de la France face à ces crimes, a fait face à de vives critiques et pressions de la part des partis politiques français, du gouvernement et même d’une grande partie de la population pro-israélienne française.
Le leader du LFI a écrit dans un de ses posts sur X : « Il faut tout nommer par son vrai nom. Commettre des crimes de guerre est bien plus grave que les accusations de terrorisme, et peut être légalement jugé selon le droit international. Le cessez-le-feu doit être établi. La France doit y œuvrer avec toute sa puissance politique et diplomatique ».
Malgré la ferme position pro-israélienne du gouvernement, des milliers de citoyens français sont descendus dans la rue, à plusieurs reprises, ces derniers jours, pour montrer leur soutien au peuple palestinien malgré les restrictions sécuritaires et les ciblages.
En Irlande, le député Richard Boyd Barrett, connu pour ses positions sur la cause palestinienne, s'est adressé au Parlement irlandais et a déclaré que ce qui se passe actuellement, n’est pas nouveau, dans la mesure où les Palestiniens sont soumis depuis des décennies, à un nettoyage ethnique systématique de la part d’Israël, à des crimes de guerre, à des crimes contre l’humanité et au déni de leurs droits humains les plus fondamentaux.

Barrett a rejeté les affirmations selon lesquelles Israël ne ciblait pas délibérément les civils ou les infrastructures, et a souligné que les déclarations des responsables du gouvernement israélien qui ont délibérément coupé l'eau, la nourriture, l'électricité et le carburant à Gaza, et ont infligé des punitions collectives et la famine, étaient un crime au niveau des lois internationales.
Malgré la propagande occidentale qui accompagne l'invasion de Gaza par Israël, les déplacements de population et le nettoyage ethnique en cours, de nombreux Occidentaux, y compris des Juifs, refusent de s'associer à ces actions, appellent à la paix et refusent de soutenir les crimes de guerre d'Israël.
Paul Murphy, homme politique et représentant du Parlement irlandais, a déclaré publiquement son soutien à la cause de la Palestine et critiqué les positions de l'Europe, qui soutient pleinement Israël, quels que soient ses crimes contre les civils palestiniens.
Dans sa récente interview, Murphy a déclaré : « Ce qui se passe actuellement, est brutal et meurtrier. Des bombes fabriquées et données par les Usa, sont larguées sur la population de Gaza. Il faut comprendre que les causes principales de ce à quoi nous assistons ces derniers jours, sont l’occupation et l’existence d’un gouvernement d’apartheid qui discrimine délibérément les Palestiniens et poursuit une politique de nettoyage ethnique. Ce sont les principales causes de cette violence et la réponse est de mettre fin à l’occupation.
Au milieu du soutien de l’administration Biden aux atrocités israéliennes et au génocide à Gaza, le lobby israélien aux États-Unis, tente d’obtenir que quiconque sympathise avec la cause palestinienne, soit puni d’une manière ou d’une autre, que ce soit en privant Gaza de subventions, de bourses ou d’emplois, et en recourant à d'autres outils de pression. Cependant, des dizaines de militants américains ont exprimé leur soutien à la cause palestinienne, à travers les réseaux sociaux et les manifestations pro-palestiniennes.
Certains de ces militants ont décidé de traduire cette empathie en actions plus concrètes. Ils ont décidé de protester et de bloquer l'entrée d'Elbit, le plus grand fournisseur d'armes d'Israël aux Etats-Unis. Selon la militante et auteure Calla Walsh, la société est complice dans le massacre des civils palestiniens.
Alexandria Ocasio-Cortez, représentante des États-Unis, est l’une des rares voix sur la scène politique américaine, à avoir critiqué la position de l’administration de Biden et exigé qu’Israël réponde aux sujet de ses violations des droits de l’homme et arrête le nettoyage ethnique des Palestiniens.
Ces voix et bien d’autres aux États-Unis, en Europe et dans d’autres parties du monde, s’efforcent de corriger les idées fausses et de démanteler le discours promu par Israël et ses partisans. Ce discours, qui a prévalu au cours des dernières décennies, diabolise injustement les Palestiniens faibles et sans défense, face à un occupant équipé des armes les plus avancées et les plus meurtrières.