
Cité par Al Jazeera, Robert Martin explique que son séjour en Palestine et son contact étroit avec les communautés musulmanes ont marqué un tournant majeur dans sa vie. Connu pour son soutien affirmé à la cause palestinienne, il souligne que cette expérience a bouleversé ses certitudes et l’a amené à reconsidérer son rapport à la religion.
Il indique s’être officiellement converti à l’islam le 17 janvier de cette année, tout en précisant que sa relation avec la foi avait été compliquée depuis l’enfance. Élevé dans le christianisme de manière contrainte, il s’en était ensuite éloigné jusqu’à devenir athée.
Robert Martin affirme que vivre aux côtés des Palestiniens musulmans a totalement changé sa perception. Il va jusqu’à dire que cette proximité humaine et spirituelle a, en un sens, « sauvé sa vie ». Dès 2016, il a entamé un cheminement progressif vers l’islam, à travers la lecture du Coran, la participation à des cours religieux et l’écoute de prêches dans des mosquées, avant de décider de prononcer la chahada, qu’il souhaite réciter à la mosquée de Heidelberg, à Melbourne.
Il se souvient particulièrement d’une expérience à Bil’in, en Cisjordanie, qu’il décrit comme son premier contact marquant avec l’esprit de l’islam. Assis, perdu, devant une mosquée, il fut invité à entrer sans aucune question sur son identité ou son origine. Pour lui, ce geste d’accueil simple et sincère a été fondateur.
Martin insiste sur l’impact profond de la foi palestinienne, affirmant avoir vu des parents endeuillés tenir debout uniquement grâce à leur croyance. Il évoque enfin sa participation récente à la flottille de la liberté, à bord du navire Handala, et son arrestation, qu’il considère comme un aperçu minime du quotidien palestinien. Il conclut par un message de soutien clair, affirmant que l’amour pour la Palestine est désormais plus fort que la peur, et que la lutte pour la justice se poursuivra.