
Selon InfoGrat, sous l'impulsion de la ministre de la Justice, Alma Zadić, les autorités judiciaires sont désormais tenues d'enregistrer méticuleusement les motivations de chaque infraction liée à la haine.
Les statistiques révèlent que les préjugés liés à « l’origine nationale ou ethnique » constituent le mobile le plus fréquent, ayant entraîné 307 inculpations et 115 condamnations. La seconde motivation répertoriée concerne l'« opposition aux démocraties occidentales », avec 151 inculpations recensées.
L’analyse des motifs religieux montre une situation particulièrement préoccupante en 2025. Concernant la communauté juive, 114 inculpations ont été enregistrées, aboutissant à 71 condamnations. Quant aux crimes ciblant les musulmans, les données font état de 42 inculpations ayant mené à 11 condamnations fermes. En comparaison, les actes visant les chrétiens ont donné lieu à deux inculpations, dont une seule condamnation.
Le ministère de la Justice souligne qu'en l'absence de données comparatives antérieures à ce nouveau système de suivi, il demeure difficile d'établir un lien direct et définitif entre cette recrudescence et l'escalade des conflits au Moyen-Orient depuis octobre 2023.
Toutefois, avec un total de 5 297 dossiers traités par le ministère public sous la qualification de « crimes de haine suspectés », les autorités disposent désormais d'une base de données cruciale pour surveiller et comprendre l'évolution de ces tensions au sein de la société autrichienne.