
Selon SBS, la mosquée a reçu pour la seconde fois en l’espace de dix jours un message évoquant l’incendie volontaire du lieu de culte, ce qui a ravivé l’inquiétude au sein de la communauté musulmane locale.
La lettre contenait un dessin fait à la main représentant une mosquée en flammes avec des fidèles à l’intérieur, accompagné de propos à caractère raciste. Le courrier a été reçu mercredi après-midi par la mosquée de Lakemba, administrée par l’Association musulmane libanaise. Il s’agirait du deuxième message de ce type en moins de deux semaines. Fin janvier, un homme de 70 ans avait déjà été inculpé pour l’envoi d’une lettre contenant des menaces de mort ou de graves violences.
Le Premier ministre de l’État, Chris Minns, a condamné ces actes, affirmant qu’il n’y a pas de place pour la haine ou l’intimidation en Nouvelle-Galles du Sud. Il a indiqué avoir pris contact avec les responsables de la mosquée afin d’exprimer son soutien. Dans un communiqué publié mercredi soir, il a déclaré que chacun doit pouvoir assister aux offices religieux et prier sans peur. L’affaire a été confiée à la police de l’État.
Un porte-parole de la police a confirmé que la lettre a été saisie par les enquêteurs et fera l’objet d’analyses médico-légales. Jamal Rifi, secrétaire de l’Association musulmane libanaise, a estimé que ces menaces ne sont pas isolées. Il a signalé que d’autres mosquées ont déjà été prises pour cible et évoqué la découverte de têtes de porc près d’un cimetière.
Il a ajouté que de plus en plus de familles disent ne plus se sentir en sécurité pour laisser leurs enfants aller seuls à l’école ou se déplacer dans l’espace public. Selon lui, cette situation contraste avec l’image d’une Australie fondée sur la tolérance et l’acceptation.
D’après le registre australien de l’islamophobie, les actes islamophobes auraient fortement augmenté après une récente attaque violente, accentuant les tensions sociales dans le pays.