
Les défilés ont débuté mercredi matin à 9h30 dans de nombreuses villes et villages à travers le pays, donnant lieu à une importante mobilisation populaire relayée au-delà des frontières iraniennes.
Plus de 200 journalistes et cameramen de médias étrangers basés en Iran ont assuré la couverture de l’événement. Les images des foules rassemblées ont été diffusées en direct par plusieurs chaînes régionales et internationales, qui ont souligné l’ampleur de la participation.
La chaîne d’information Al-Mayadeen a rapporté que les marches se tenaient dans environ 1 400 villes et plus de 35 000 villages. Elle a assuré une couverture en direct et mentionné la présence du président iranien Massoud Pezeshkian ainsi que de hauts responsables civils et militaires, dont le chef d’état-major des forces armées Abdolrahim Mousavi et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei. Un correspondant de la chaîne a indiqué que la forte affluence portait un message à la fois politique et symbolique. Selon ses reportages, la mobilisation observée à Bandar Abbas et dans de nombreuses autres villes, malgré les sanctions et les menaces extérieures, traduirait la cohésion du front intérieur.

La chaîne yéménite Al-Masirah a également couvert les rassemblements, décrivant des foules importantes réunies dès les premières heures de la journée dans plusieurs villes iraniennes. Elle a évoqué une démonstration de mobilisation populaire et de préparation face à une période de tensions politiques et médiatiques accrues. La chaîne a montré des manifestants brandissant des drapeaux iraniens et des portraits du Guide de la Révolution, scandant des slogans en faveur de l’indépendance nationale et contre les pressions étrangères. Selon Al-Masirah, ces marches dépassent le cadre d’une simple commémoration et constituent un message politique lié au contexte régional et international.
Des images diffusées ont aussi montré l’exposition d’équipements militaires sur la place Azadi à Téhéran, notamment des missiles Fateh-110, Haj Qassem et Fath, ainsi que des débris de drones israéliens présentés comme ayant été abattus lors d’un conflit de douze jours.
La chaîne libanaise Al-Ahed a partagé des séquences filmées dans différentes régions du pays, indiquant que de nombreuses villes et localités accueillaient simultanément les marches commémoratives. De son côté, la chaîne irakienne Al-Ahed a retransmis en direct les cérémonies, évoquant l’exposition de plusieurs missiles et montrant également des parachutistes atterrissant au-dessus de la place Azadi.

Par ailleurs, l’agence Reuters a commencé à couvrir en direct les rassemblements dès les premiers instants de leur lancement. Les chaînes Al-Jazeera (Qatar), Al-Manar (Liban), la chaîne palestinienne Quds ainsi que Al-Forat News (Irak) ont elles aussi diffusé des reportages et des images des défilés. Certaines ont particulièrement mis en avant la présentation de missiles balistiques et l’ampleur de la participation populaire.

Dans l’ensemble, cette couverture médiatique internationale a mis en avant l’ampleur nationale des marches du 11 février et leur dimension politique, telle qu’interprétée par ces médias, dans le contexte régional actuel.