
Selon une récente enquête citée par alarabinuk, l’intégration ne se limite pas aux textes de loi ; elle repose aussi sur un sentiment d’accueil sincère.
Or, ce sentiment peut être fragilisé par des détails subtils : un regard soupçonneux, un silence froid ou l’impression d’être physiquement présent mais symboliquement absent. Lorsque cette « étreinte » humaine fait défaut, l’appartenance devient incertaine.
L’étude, intitulée « Crisis of Belonging », figure parmi les recherches socio-économiques les plus complètes menées ces dernières années sur la situation des musulmans en Angleterre. Elle révèle que seuls 51,9 % des répondants déclarent ressentir un sentiment d’appartenance au pays. En revanche, 25,6 % affirment n’éprouver aucun sentiment particulier et 17,6 % disent ne ressentir aucune appartenance.
Ces résultats marquent une nette baisse par rapport à un sondage réalisé en 2016 par Ipsos MORI, dans lequel 93 % des musulmans déclaraient se sentir attachés à l’Angleterre.
L’enquête souligne également une inquiétude croissante face à l’islamophobie et aux crimes motivés par la haine religieuse. Plusieurs participants ont confié ne plus se sentir en sécurité lorsqu’ils s’identifient publiquement comme musulmans, évoquant des abus verbaux et parfois physiques.
Ces conclusions interviennent alors que les musulmans constituent une composante essentielle du tissu économique, social et culturel de l’Angleterre.