A Mayotte, une mosquée centenaire dévastée par un cyclone va reprendre vie

14:15 - May 30, 2026
Code de l'info: 3495659
IQNA-À Chirongui (Mayotte), la mosquée d’Antana-Bé va bénéficier de l’aide du Loto du patrimoine après les dégâts causés par le cyclone Chido. Fragilisé, cet édifice construit à la fin du XIXe siècle nécessite d’importants travaux de restauration.

Seul vestige encore debout du village du même nom, la mosquée d’Antana-Bé, à Chirongui (Mayotte), a subi d’importants dégâts lors du passage du cyclone Chido, en décembre 2024. Les travaux de restauration nécessaires à sa sauvegarde vont bénéficier d’un financement issu du Loto du patrimoine, porté par Stéphane Bern.
 
L’édifice possède une histoire singulière, rappelle la Fondation du patrimoine sur son site. Celle-ci remonte à la création du village d’Antana-Bé, dans le sud de l’île, en 1890, par une famille venue de Madagascar. La même année, ce lieu de culte est construit à partir de matériaux végétaux, notamment des feuilles de cocotier et de la terre. Il faut attendre les années 1930 pour que la mosquée soit reconstruite plus solidement, en moellons de pierre basaltique grossièrement taillés et assemblés au mortier de chaux.
 
 
 
Un édifice ravagé par le cyclone
Au début des années 2020, le vieil édifice suscitait déjà l’intérêt de la Direction des affaires culturelles et du Conservatoire du littoral, qui avaient lancé un appel à projets pour l’entretien et la mise en valeur du site. Puis le cyclone Chido a dévasté l’édifice, arrachant notamment la toiture et la charpente.
  
Des opérations de sécurisation ont bien été menées en 2025, avec le concours d’étudiants en architecture réunionnais notamment, mais elles restent provisoires. La mosquée nécessite désormais « la reprise et la consolidation des structures maçonnées, le renforcement des maçonneries, ainsi que la mise en place d’une charpente et d’une couverture pérennes », détaille la Fondation du patrimoine. L’objectif a terme est de permettre aux fidèles de fréquenter à nouveau ce lieu de culte tout en préservant l’unique vestige du village d’Antana-Bé.

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