Selon l'organisation iranienne de la culture et des relations islamiques, l’événement a réuni des femmes engagées dans les domaines de la culture, des médias et de l’enseignement supérieur, ainsi que des journalistes et des acteurs de la société civile. L’objectif principal de cette rencontre était d’examiner le rôle des femmes journalistes du monde musulman dans la diffusion des faits et la lutte contre ce qui a été présenté comme une « guerre médiatique » menée par les puissances dominantes.
Lors de son intervention, Seyed Rouhollah Hosseini, conseiller culturel de l’Iran en Afghanistan, a évoqué les évolutions récentes au Moyen-Orient et dans le monde musulman. Selon lui, les conflits actuels et la résistance des peuples musulmans face aux pressions extérieures s’inscrivent dans un processus plus large de construction d’une nouvelle civilisation islamique. Il a estimé que le monde musulman entrait dans une nouvelle phase marquée par la dignité, l’indépendance et le progrès, grâce à la mobilisation et à la prise de conscience des populations.
Le responsable iranien a également insisté sur l’importance de la réflexion critique dans la tradition islamique. Il a rappelé que l’islam encourage l’écoute de différents points de vue et le recours à la raison avant de porter un jugement. À ses yeux, les médias constituent aujourd’hui l’un des principaux espaces de confrontation entre les puissances internationales, où la bataille ne se limite plus aux affrontements militaires, mais concerne aussi les récits, les perceptions et l’opinion publique.
Dans cette perspective, Hosseini a affirmé que les puissances occidentales chercheraient à influencer les sociétés par le biais des médias et des réseaux sociaux afin d’orienter leur compréhension des événements. Il a soutenu que cette forme de « colonisation moderne » viserait davantage les esprits que les territoires. Il a donc appelé au renforcement de l’éducation aux médias et de la capacité des citoyens à distinguer les informations fiables des contenus manipulés.
Le conseiller culturel a également souligné l’importance de produire des récits crédibles et documentés. Selon lui, l’Iran serait parvenu à diffuser efficacement son point de vue sur la scène médiatique internationale grâce à l’implication de jeunes créateurs de contenus et d’acteurs du numérique. Il a estimé que la capacité à élaborer rapidement des récits fondés sur des faits constituerait un enjeu majeur dans les compétitions d’influence entre les nations.
Une partie importante de son discours a été consacrée au rôle des femmes. Il a rappelé que, dans l’histoire de l’islam, plusieurs figures féminines, telles qu’Asiya, Marie, Khadija et Zaynab, sont considérées comme des exemples de courage, de foi et de transmission de la vérité. Il a également cité des personnalités contemporaines, parmi lesquelles la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh, Rachel Corrie, Sahar Emami et Marwa El-Sherbini, présentées comme des modèles d’engagement et de défense de la justice.
Enfin, Hosseini a encouragé les femmes afghanes à utiliser leurs compétences scientifiques, médiatiques et numériques afin de promouvoir une image qu’il a décrite comme authentique de l’islam, de renforcer l’identité culturelle et de contribuer à la diffusion d’informations fiables. Il a insisté sur la nécessité de développer la formation aux médias, la production de contenus innovants et l’utilisation des nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle. Il a également mis en avant les liens historiques, linguistiques et culturels entre l’Iran et l’Afghanistan, qu’il considère comme une base favorable au développement de projets communs dans les domaines culturel et médiatique. Selon lui, l’espoir, la cohésion sociale et la diffusion d’informations vérifiées constituent des éléments essentiels pour l’avenir des sociétés musulmanes.
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