Selon Al Masirah, Mohammed Taher Anam, conseiller du Conseil politique suprême du Yémen, a estimé que la forte participation populaire aux cérémonies organisées en hommage à l'ayatollah Ali Khamenei, « dirigeant martyr » de la République islamique d'Iran, constituait un message politique et social important.
Il a affirmé que cette mobilisation de masse remettait en cause les récits occidentaux selon lesquels une grande partie de la population iranienne se serait détournée de la République islamique ou souhaiterait abandonner ses orientations stratégiques, notamment en faveur d'une normalisation des relations avec Israël.
Le responsable yéménite a déclaré que l'importante participation observée à Téhéran et dans la ville de Qom démontrait, selon lui, le lien entre une partie importante de la population et le projet politique de la République islamique. Il a ajouté que les personnes présentes avaient exprimé leur fidélité à leurs dirigeants et leur attachement à la voie politique défendue par Ali Khamenei. À ses yeux, cette mobilisation représente une réponse concrète aux analyses et commentaires diffusés ces dernières années par plusieurs médias occidentaux.
Mohammed Taher Anam a également souligné que les divergences politiques et sociales existant au sein de la société iranienne tendent, selon lui, à s'atténuer lorsqu'il est question de souveraineté nationale, d'indépendance du pays et de menaces extérieures. Dans ce contexte, il considère que différents courants de la société se rassemblent autour des institutions nationales afin de défendre les intérêts du pays.
Evoquant les récentes tensions militaires impliquant les Etats-Unis et Israël, le conseiller yéménite a affirmé que ces événements auraient, selon son analyse, renforcé la cohésion interne de l'Iran au lieu de provoquer des divisions. Il a estimé que les attaques visant des infrastructures et des sites iraniens auraient contribué à rapprocher une partie de la population de l'État et des forces armées.
Il a déclaré que les messages transmis lors de ces cérémonies dépassaient le cadre iranien et illustraient, selon lui, une tendance observée dans les pays confrontés à des interventions extérieures : face aux menaces étrangères, les populations auraient davantage tendance à se rassembler autour de leurs institutions nationales plutôt qu'à se diviser.
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