Cheikh Naïm Qassem :

« L'imam Khamenei n'a pas d'équivalent dans l'histoire »

7:37 - July 09, 2026
Code de l'info: 3496036
IQNA-Cheikh Naïm Qassem, a prononcé un long discours à l'occasion des funérailles du « guide martyr », ayatollah Ali Khamenei.

« L'imam Khamenei n'a pas d'équivalent dans l'histoire »Dans son discours, le secrétaire général du Hezbollah libanais, a rendu un hommage appuyé à la personnalité du dirigeant iranien, qu'il a décrit comme un chef religieux et politique exceptionnel. Selon lui, l'ayatollah Khamenei occupait une place unique dans l'histoire contemporaine grâce à son rôle spirituel, à son autorité religieuse et à son influence sur le monde musulman.

 

Naïm Qassem a exprimé ses condoléances à la famille du dirigeant iranien, aux responsables iraniens et à leurs partisans. Il a également salué les personnes décédées aux côtés de ce dernier, estimant que leur sacrifice constitue un héritage pour les générations futures. Citant plusieurs versets du Coran, il a présenté ces décès comme un symbole de foi, de résistance et d'engagement religieux.

 

Le secrétaire général du Hezbollah a ensuite dressé un portrait particulièrement élogieux de l'ayatollah Khamenei. Il l'a décrit comme un juriste religieux remplissant toutes les conditions de l'autorité spirituelle, un stratège doté d'une vision à long terme, un éducateur, un penseur innovant et un dirigeant politique capable de comprendre les enjeux internationaux. Selon lui, son leadership reposait sur le courage, la confiance en Dieu et la défense des valeurs islamiques.

 

Abordant les relations entre le Hezbollah et l'Iran, cheikh Naïm Qassem a affirmé que son mouvement bénéficiait du soutien de Téhéran. Il a défendu cette coopération en critiquant les Etats qui entretiennent des relations avec les Etats-Unis, estimant que Washington traite ses partenaires avec mépris. Selon lui, les liens entre le Hezbollah et l'Iran sont fondés sur des intérêts communs et sur une vision partagée de la région.

 

Le secrétaire général du Hezbollah a également évoqué la situation au Liban après le cessez-le-feu avec Israël. Il a affirmé que de nombreuses violations de cet accord avaient eu lieu depuis son entrée en vigueur, citant notamment la mort d'un directeur d'école. Il a accusé Israël d'avoir bénéficié du soutien des Etats-Unis ainsi que des autorités libanaises dans l'élaboration de cet accord. À ses yeux, les négociations ayant conduit à ce cessez-le-feu ne disposent d'aucune légitimité politique, juridique ou constitutionnelle.

 

Naïm Qassem a aussi déclaré que, durant toute la période où il a travaillé avec Ali Khamenei, celui-ci ne leur avait jamais imposé d'exigences. Il a affirmé que le dirigeant iranien demandait au contraire à ses représentants de connaître les besoins du Hezbollah afin d'y répondre. Il a ensuite annoncé que son mouvement poursuivrait sa ligne politique aux côtés de l'autorité religieuse qu'il a désignée comme succédant à l'imam Khamenei, assurant que la même loyauté serait maintenue.

 

Le dirigeant du Hezbollah a souligné l'importance des rassemblements organisés en Iran et en Irak à l'occasion des funérailles. Selon lui, ces manifestations, qu'il a décrites comme historiques par leur ampleur, témoigneraient du soutien populaire au système politique iranien ainsi que de l'attachement de la population à cette orientation idéologique.

 

S'adressant directement au peuple iranien, Naïm Qassem a déclaré que le Hezbollah resterait aux côtés de l'Iran face à ce qu'il qualifie d'arrogance internationale, d'Israël et des autres adversaires de l'« axe de la résistance ». Il a estimé que la mort de l'ayatollah Ali Khamenei ouvrirait une nouvelle étape susceptible de transformer les équilibres politiques et stratégiques au Moyen-Orient.

 

Le responsable libanais a également rendu hommage aux combattants du Hezbollah, affirmant qu'ils avaient fait preuve d'un engagement exceptionnel et qu'ils constituaient un modèle inédit de résistance. Il a ajouté que la population libanaise favorable au mouvement était prête à consentir de nouveaux sacrifices sans renoncer à ses positions.

 

Naïm Qassem a soutenu que l'Iran avait le droit de développer des capacités militaires défensives, de poursuivre un programme nucléaire présenté comme pacifique et de définir librement sa politique étrangère. Selon lui, les Etats-Unis et Israël n'ont pas atteint leurs objectifs face à l'Iran, lequel serait ressorti renforcé grâce à son unité nationale. Il a conclu en remerciant les autorités iraniennes, les forces armées, les institutions et la population pour leur soutien au Hezbollah, affirmant que cette coopération demeurait essentielle à la poursuite de la stratégie de résistance du mouvement.

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