
Le Grand Mufti Sadik Ghariani a fait cette déclaration lors de l'émission "Islam et vie" animée par le Dr Osama Sallabi.
Les Libyens ont été révoltés par les propos de Sadik Ghariani selon lesquels "il n'y a pas de terrorisme en Libye, et nous ne devrions pas employer le terme de terrorisme en référence à Ansar al-Sharia. Ils tuent et ont leurs raisons pour cela. Ceux d'entre eux qui sont morts sont des martyrs."
Ces propos ont incité l'ancien président du Conseil national de transition Mustafa Abdel Jalil à demander la démission du mufti, selon le Libya Herald.
"Le mufti a perdu la confiance des Libyens et selon la loi qui l'a nommé à ce poste, il n'est désormais plus éligible", a-t-il déclaré, des propos rapportés par le journal.
Cette fatwa a également suscité l'indignation des Libyens, qui ont demandé que Ghariani soit jugé et démis de ses fonctions.
"Nous attendons du mufti qu'il condamne les attentats à la bombe, les meurtres et les assassinats, mais il ne le fait pas", souligne Bahija Hijazi, étudiante en économie âgée de 23 ans. "Et face à un problème politique, il lance d'étranges fatwas qui n'ont rien à voir avec la religion."
Pour Salim al-Riqii, militant politique et journaliste d'Ajdabiya, "c'est un cheikh extrémiste très orienté politiquement. Dieu révèle sa véritable nature jour après jour. Lorsque la Libye sera débarrassée de l'emprise des milices extrémistes et des Frères musulmans, il devra être jugé. Son message est la preuve suffisante qu'il participe au jeu politique et ne se contente pas d'être le mufti."
"Ce mufti a exagéré dans ses fatwas et devra être jugé par un tribunal islamique aux côtés d'al-Qaradawi par des juges spécialisés en jurisprudence islamique pour les crimes qu'ils ont commis au nom de l'Islam, pour leur mauvaise interprétation du noble Islam et pour l'exploitation qu'ils font de positions appelant à tuer des personnes innocentes et à démanteler la nation arabo-islamique", commente pour sa part Amira Tariq Suleiman, enseignante de 28 ans.
Source: icilome