Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP",
"L'extrémiste musulman n'est pas un musulman authentique: je ne dialogue pas avec lui", a déclaré au journal français le cardinal, selon une copie de cet entretien transmise à l'AFP.
Mgr Poupard préside au Vatican le Conseil pontifical de la culture, ainsi que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, que le pape Benoît XVI a récemment rapproché du Conseil pontifical de la culture.
Le rapprochement de ces deux structures avait été interprété par la presse italienne comme le signe d'une nouvelle attitude du Vatican concernant le dialogue avec le judaïsme et l'islam.
Mgr Poupard a affirmé à La Croix que les deux conseils restent "autonomes et continuent leur travail comme toujours".
"La décision du Saint-Père est seulement d'unir pour le moment la présidence du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux à la présidence du Conseil pontifical de la culture, avec une motivation claire et toute positive: afin de favoriser le dialogue plus intense entre les hommes de culture et les représentants des différentes religions", déclare-t-il.
Le cardinal insiste aussi sur le fait qu'"il ne peut y avoir de dialogue qu'entre des êtres libres", en s'interrogeant sur la "source de certaines privations de liberté pour nos frères chrétiens en certaines régions du monde".
"Est-ce le fait des politiques, de tel ou tel religieux ou d'une certaine culture?", demande-t-il, avant de souligner l'importance de la "réciprocité" et du "respect mutuel" des convictions et d'estimer que les principaux obstacles au dialogue entre religions sont "d'ordre culturel".