L'organisation a indiqué mercredi avoir reçu les plaintes séparées de trois familles américaines d'origine irakienne, toutes retenues et interrogées par les forces de sécurité pendant 5 à 6 heures à JFK, le 15 août.
Elle dit craindre, sur la base de ces témoignages, que des centaines d'autres passagers aient été également retenus sur la base de leur apparence ou de la consonance de leur nom.
Interrogé par l'AFP, le service américain des Douanes et Protection des frontières (CBP) a démenti toute discrimination raciale.
"CPB ne recourt pas à la discrimination raciale. Cependant il peut contrôler de plus près les individus arrivant de pays à hauts risques", relève un communiqué, ajoutant que, "pour des questions de vie privée", l'administration ne donne jamais les raisons pour lesquelles certains passagers sont choisis pour subir des contrôles supplémentaires.
"CBP reconnaît qu'il y avait de longs temps d'attente à JFK le 15 août pour les contrôles supplémentaires, et le niveau d'alerte accru (après l'alerte londonienne) y a contribué".
CAIR a appelé mercredi "les forces de l'ordre à travailler avec la communauté musulmane américaine afin de garantir la sécurité nationale dans le respect des valeurs américaines de la justice et de l'égalité".
Selon l'organisation, les trois familles qui se sont plaints auprès d'elle sont un couple du Michigan, un couple de Californie, et une mère accompagnée de ses 5 enfants, du New Jersey.
Source:Cyberpresse