Un minaret de 300 mètres et une capacité de 120.000 fidèles pour la grande mosquée d’Alger

11:58 - September 19, 2007
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Algérie (IQNA)- Une mosquée par jour a été construite, en moyenne, en Algérie depuis 1962, mais le pays manque encore d’une seule, qui soit "emblématique" de la période post-indépendance.
Ce sera chose faite d’ici quelques années, avec la construction de la "Mosquée d’Alger", qui sera dotée du plus haut minaret au monde. S’ils sont restés sobres dans sa dénomination, les concepteurs de ce projet veulent faire "grand" sur le terrain avec, outre un minaret de 300 mètres, 20 hectares d’assiette et une capacité de 120.000 fidèles, ce qui en fera le troisième plus vaste lieu de culte musulman de la planète après les deux lieux saints (El-Haramayne) de la Mecque et de Médine.
"L’Algérie manquait d’une grande mosquée qui serait emblématique de la période post-indépendance. Sur cette base est née l’idée de construire la Mosquée d’Alger, qui ne sera pas seulement un lieu de prière mais tout un complexe", a expliqué à l’APS M. Abdellah Tamine, chargé de la communication au ministère des Affaires religieuses.
Avec 15.000 en activité et 3.400 en construction, l’Algérie est le seul pays où le nombre de mosquées est équivalent au nombre de jours depuis son indépendance.
En plus de la mosquée proprement dite et de son esplanade, le "complexe" comprendra une maison du Coran, un centre culturel, un centre multiservices, un centre sanitaire, un hôtel, un parking, un immeuble d’habitation, un autre pour les services d’administration et un espace vert.
Le minaret lui-même contiendra une bibliothèque et un institut supérieur d’études islamiques, selon les spécifications de l’appel d’offres du projet.
En outre, "quelque 1.800 emplois permanents seront créés, en plus de la possibilité de former 400 artisans", a affirmé M. Tamine.
Du fait de l’importance du projet, "un organisme public spécialisé dans sa gestion a été créé par décret exécutif, en avril 2005, sous la dénomination d’Agence nationale de réalisation et de gestion de la Mosquée d’Alger", rappelle-t-il.
La première tâche de l’Agence "a été de sélectionner un terrain pour le projet, qui soit proche de la mer, d’accès facile et qui ait une position stratégique. Un terrain a été choisi dans la commune de Mohammadia (Est d’Alger), d’une superficie de 20 hectares", a-t-il indiqué.
Par la suite, un appel d’offres national et international d’assistance à maîtrise d’ouvrage a été lancé et, en juin 2006, le bureau d’étude canadien Dessau-Soprin a remporté le marché.
La société canadienne empochera 1,37 milliard de dinars pour la mission de l’assistance technique.
Une partie du terrain "est actuellement occupée par des entreprises, et, dans l’attente de la libération des lieux, l’Agence a lancé en mars un concours international d’architecture pour la Mosquée d’Alger, qui définit les grandes lignes du projet", a-t-il ajouté.
Les plis pour le concours d’architecture, pour lequel 17 bureaux d’études algériens et étrangers ont soumissionné, ont été ouverts mardi, pour la sélection de 5 d’entre eux, d’ici à début octobre.
Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika choisira lui-même le lauréat parmi les cinq bureaux adoptés par un comité de sélection comprenant des experts dans différents domaines : architecture, finances, gestion, droit,....
"Après la sélection du meilleur projet, la dernière étape, relative au lancement de l’appel d’offres international pour la construction", sera engagée a indiqué M. Tamine.
Le projet est "entièrement financé par un budget de l’Etat et le Président de la République a donné le feu vert au ministère des Finances pour dégager l’enveloppe nécessaire à sa réalisation. Le déblocage des fonds se fera par étapes, avec l’avancement des travaux", a-t-il assuré.
Il a toutefois estimé "difficile" de fournir une évaluation du coût total du projet, car, dit-il, "c’est le bureau d’études qui décrochera le marché de la réalisation qui fera l’offre financière".
"Pour nous, ce qui compte, ce n’est pas seulement le coût financier, mais aussi, la qualité et la notoriété de l’organisme", a-t-il indiqué.
Quant au délai de réalisation, Dessau-Soprin l’estime à 76 mois, selon un communiqué mis en ligne sur son site internet.

Source: elmoudjahid
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