M. Ekmeleddin Ihsanoglu a souligné cette conférence comme les positions qui puisent leur essence de la religion islamique, fondée sur la paix et la tolérance et qui considère le terrorisme parmi les plus grands crimes et vices.
Il a adressé ses remerciements au président Zine El Abidine Ben Ali pour le grand intérêt qu'il accorde à l'accueil par la Tunisie de cette conférence, ainsi que pour les conditions favorables et la haute sollicitude réunies pour le succès des travaux.
A la faveur de la date choisie et de la préparation minutieuse de son contenu et de ses objectifs, a-t-il ajouté, cette conférence devra aider d'une manière effective à la lutte contre le terrorisme dont les méfaits commencent à atteindre le monde entier.
Il a indiqué que l'OCI aspire à la mise en place d'un partenariat mondial pour faire face aux défis de l'époque et en premier lieu au danger du terrorisme.
Il a appelé à une recherche sincère des causes du terrorisme et au traitement de ses causes à leurs racines dont les plus importants sont l'oppression politique, le dénuement social et le désespoir et le plus dangereux est l'injustice conjuguée à l'agression caractérisée qui menace l'existence et l'avenir de l'Homme.
M. Ekmeleddin Ihsanoglu a souligné que l'OCI a œuvré à rassembler les efforts et les énergies pour faire face au terrorisme.
Il a rappelé l'initiative de l'Organisation consistant à réunir une conférence internationale, en 1987 à Genève, sur le phénomène du terrorisme dans le monde moderne et ses répercussions sur la sécurité des personnes, la stabilité politique et la paix mondiale.
Il a, en outre, évoqué la promulgation, en 1994, d'un code de conduite contre les actes terroristes qui engage les pays membres et le couronnement de ces efforts par le traité de lutte contre le terrorisme engageant les 57 pays membres.
Il a relevé, dans le même contexte, que le programme décennal, adopté au sommet extraordinaire de la Mecque, en décembre 2005, a mis l'accent sur la condamnation du terrorisme sous toutes ses formes en tant que phénomène mondial qui ne dépend d'aucune religion, race, couleur ou pays.
Il a ajouté que ce programme distingue, aussi, entre le terrorisme et la lutte légitime contre l'occupation étrangère qui n'admet pas l'effusion du sang des civils innocents.
Le secrétaire général de l'OCI a dénoncé certaines parties qui ont exploité des actes terroristes, commis par une minorité, pour défigurer l'image de l'Islam et imputer ses nobles préceptes au terrorisme.
Il a appelé à faire face aux campagnes intellectuelles et médiatiques de dénigrement de l'Islam et à réunir une conférence internationale pour établir une définition sans équivoque du terrorisme, afin d'avoir une vision commune des actions à entreprendre pour lutter contre ce fléau et distinguer entre ce danger et le droit légitime des peuples à la libération et à l'autodétermination et à ne pas occulter les crimes du terrorisme d'Etat.
Source : infotunisie