«Le gouvernement béninois a retenu la date du jeudi 20 décembre pour la célébration officielle de la fête de la Tabaski au Bénin », a confié à APA, l’Imam de la mosquée centrale de Cadjèhoun de Cotonou, Ligali Issiaka.
Pour ce chef religieux, la majorité des musulmans béninois vont s’aligner sur ce choix de l’exécutif béninois pour accomplir leur rituel.
«En choisissant la date du jeudi 20 décembre pour la célébration de la Tabaski, le gouvernement béninois a déclaré cette date chômée et payée afin de permettre aux fidèles d’aller à la prière à la mosquée et d’immoler les béliers en reconnaissance à Dieux », a-t-il expliqué.
Mais pour l’imam de la mosquée centrale de Zongo, Mohamed El Habib, la fête de l’Aïd El Kébir est célébrée ce mercredi 19 décembre, pour le respect de la tradition.
« Le choix du gouvernement est un choix politique et la religion n’a rien à avoir avec la politique », a-t-il confié à APA, affirmant que la Tabaski est une grande fête musulmane.
« Le jour de la célébration de la Tabaski a été retenu après que le Prophète Abraham, en bon croyant, a accepté de sacrifier son fils bien aimé. Au moment où il accomplissait son geste, Dieu lui a envoyé un beau bélier par l’intermédiaire de l’ange Gabriel », a-t-il expliqué.
Pour ce chef religieux, les musulmans se souvenant chaque année de cette soumission du Prophète Abraham, célèbrent la fête de la Tabaski.
Ainsi, a-t-il poursuivi, la célébration de cette fête du mouton a lieu le lendemain du jour de la grande prière d’Arafat qui vient mettre un terme aux rites du Hadj.
«Le monde entier a su que Arafat a eu lieu dans la journée du mardi 18 décembre 2007. Ce qui nous rassure de célébrer ce jour même cette fête », a-t-il expliqué.
Selon les statistiques, 37% de la population béninoise pratiquent les religions traditionnelles encore appelée animisme, alors que les catholiques représentent 27%, les musulmans 22% et les protestants 10%.
Source: APA