« Généraliser un décret religieux sur tous les orientalistes et leurs œuvres n’est pas permis »

13:00 - August 20, 2010
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Nadjaf(IQNA)– Le grand ayatollah Seyed Mohamad Saïd Hakim, source de référence de Nadjaf, ne permet pas de généraliser un ordre à toutes les œuvres, les acquis et les produits des orientalistes dans les domaines coranique et islamique.
Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), la vérification des œuvres et des études des orientalistes dans le domaine des sciences coranique et islamique montre que parmi eux, il y a aussi bien des gens équitables et des gens de mauvaise intention de sorte qu’un groupe d’orientalistes de mauvaise intention avec une provocation trompeuse incitent les musulmans à négliger le Coran et les ordres islamiques et ils s’efforcent par leurs recherches partiales et fausses sur la religion islamique, le Coran et le prophète (SAWA), de déformer l’histoire brillante de l’islam.
Ce groupe prétend que l’islam est un ensemble d’innovations et les musulmans sont des hommes sauvages et cruels. Des orientalistes comme Nicolas Dekiz, Fifsh, Frachi, Houtenger, Wiliander, Brido sont parmi ces orientalistes.
Par conséquent, les œuvres de ces orientalistes partiaux sont sans particularités d’une recherche scientifique et sans argument ou raisons religieuse, historique ou de réalité sociale et elles sont basées seulement sur les passions. Mais en face de ce groupe partial, des orientalistes équitables comme Sir William Moyer ont répondu à des prétentions, des mensonges et des hostilités aveugles de ce groupe d’orientaliste partiaux. Donc les œuvres équitables de certains orientaliste, nous convainquent qu’il faut être plus prudent à l’égard des orientalistes et de la question de l’orientalisme et de ne pas généraliser cette vision de partialité à tous les orientalistes car certains d’entre eux ont rédigé des recherches scientifiques exactes et des publications équitables dans le domaine de la science islamique.
Dans cette voie, IQNA a demandé à la référence des chiites de Nadjaf, dans le cadre de la continuation de ses recherches sur les études des orientalistes et leurs démarches équitables ou partiales dans le domaine des sciences coraniques et islamiques, d’annoncer son évaluation sur les traductions coraniques des orientalistes et la modalité de traitement des œuvres des orientalistes dans le domaine de la traduction, la rédaction et la recherche en sciences islamiques et coraniques. L’ayatollah Hakim, en réponse à cette question, a répondu : « Les œuvres, les publications et la rédaction des orientalistes dans les domaines des sciences coraniques et islamiques sont différents. Leurs objectifs et leurs motivations sur chaque traduction du saint Coran et la rédaction des recherches dans les domaines de la science coranique et islamique sont différents.
Cette source de référence chiite a continué : « Vu les différences entre les publications ainsi que les différences entre les motivations et les objectifs des orientalistes à traduire, rédiger et faire la recherche sur le saint Coran et la religion islamique, généraliser un décret unique à toutes les œuvres, les acquis et les produits de ces orientalistes n’est pas permis. »
Le texte en arabe de la question d’IQNA est le suivant: « بعد التحية والسلام والدعاء لسماحة المرجع الدينی السيد محمد سعيد الحكيم بالصحة والسلامة.سماحة السيد لو تفضلتم بأن تدلوا لنا رأيكم حول ترجمات المستشرقين للقرآن الكريم وتقييمكم لها؟ وهل يمكن الاعتناء بنتاجات المستشرقين حول القرآن الكريم، تاليفاً وترجمة وتحقيقاً؟ بعبارة اخرى ما هو الحصاد المعرفی والتجديد الذی أنجزه الاستشراق فی قراءته القرآنية؟ودمتم ذخرا للأمة الاسلامية».
La réponse de l’ayatollah Seyed Mohamad Hakim est la suivante : « بسم الله الرحمن الرحيم وله الحمد، السلام عليكم ورحمة الله وبركاته؛ تختلف نتاجات المستشرقين وأهدافهم منها، ولا يمكن تعميم الحكم عليهم جميعا؛ وفقك الله تعالی لكل خير».
De la réponse de cette source valeureuse de Nadjaf, on peut comprendre qu’il ne faut pas voir tous les orientalistes comme impartiaux et avec une mauvaise intention car il y des orientalistes équitables qui reconnaissent la langue arabe comme la culture, la civilité et la civilisation et qui considèrent le Coran comme le point culminant de cette langue. Ils ont procédé à la recherche et l’étude de ce grand Livre avec des motivations scientifiques et c’est seulement pour mieux connaître et bénéficier de ce Livre qu’ils ont entrepris leurs recherches et ont créé et laissé de grandes œuvres admirables dans cette voie.
Bien entendu, ce jugement n’est pas général et il y a des cas contre et des orientalistes partiaux qui sont à la recherche de porter des coups contre l’islam et les musulmans et avec un objectif trompeur, ils ont présenté des œuvres ayant de mauvaises intentions.
Cependant, vu ce que nous avons abordé, nous avons le devoir de prendre une position prudente à l’égard des œuvres et des efforts des orientalistes car beaucoup d’entre eux veulent en général contraindre le saint Coran par les voies, les méthodes et leurs présomptions loin de la compréhension exacte du Coran, notamment dans les domaines du commentaire et de la traduction. Mais même si les commentaires des orientalistes sont exacts, ils ne peuvent pas exprimer l’objectif du Coran telle que la langue arabe est capable d’exprimer par une autre langue. La traduction aussi, en raison de sa réalisation mot à mot, est bien loin des principes rhétoriques, structuraux et d’élégance.
L’ayatollah Hakim est né en 1354 de l’hégire à Nadjaf. Dès son enfance, il eut des talents et des habilités pour apprendre le perfectionnement spirituel et les valeurs éthiques. A 10 ans, son père, Seyed Mohamad Ali Tabatabaï Hakim, l’encourage à apprendre les sciences islamiques et les valeurs scientifiques de son époque. Cette occasion lui est offerte pour qu’il connaisse de grandes personnalités scientifiques exemplaires comme Cheikh Youssef Helli, Seyed Youssef Tabatabaï, Cheikh Mohamad Taher Nadjafi. Ces relations sont un avantage pour son âge.
Le défunt Seyed Mohsen Hakim fut son grand-père maternel. Le défunt Seyed Mohamad Ali Hakim (son père), le défunt grand ayatollah Seyed Abolghassem Khoei et le défunt cheikh Hassi Helli furent ses maîtres.
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