Conférence sur "Les dimensions juridiques et politiques de la répression au Bahreïn"

10:14 - May 31, 2011
Code de l'info: 2130768
Téhéran(IQNA)- L'installation du régime sioniste dans la région répond aux mêmes objectifs. Le régime du Shah était présenté comme le gendarme de la région et servait leurs intérêts.
Manoutcher Mottaki, ancien ministre iranien des Affaires étrangères, lors de la conférence sur "Les dimensions juridiques et politiques de la répression au Bahreïn" organisée le 30 mai 2011 à la faculté de droit de Téhéran, a déclaré que le système de domination mondiale cherchait à détruire la culture islamique.
"Le projet anglais de diviser le Bahreïn et l'Iran et le référendum qui a eu lieu méritent d'être révisés dans le cadre du Droit international. Est-il possible de diviser un pays sur un vote d'une partie de sa population ? Cette question doit être étudiée aux Nations Unies et dans les instances juridiques internationales. Cela s'est aussi produit au Soudan après trente ans de guerre civile, suite à toutes sortes de sanctions et de pressions internationales.
Le Moyen-Orient qui est la seule voie de passage entre l'orient et l'Occident, et une réserves de ressources énergétiques, a une grande importance pour les grandes puissances qui cherchent a faire disparaitre l'islam de cette région et qui ont pour cela installé Atatürk qui était un laïc et un occidentalisé, au lieu de l'empire ottoman.
L'installation du régime sioniste dans la région répond aux mêmes objectifs. Le régime du Shah était présenté comme le gendarme de la région et servait leurs intérêts. C'est la raison pour laquelle les pays impérialistes ont coupé le Bahreïn de l'Iran qui avait la plus longue côte dans le Golfe persique. Ils ont ensuite choisi une famille d'Arabie saoudite, la famille des Al Khalifa. Le régime en place au Bahreïn a montré qu'il était incapable de gouverner ce pays et son dirigeant avait déclaré lors de la réunion de la Conférence islamique, que "tout s'arrangerait si on donnait à Bush (père) tous les pouvoirs". Tout le monde est au courant des problèmes qui existent dans ce pays et de la fragilité du régime, mais l'Occident qui se dit à la recherche de la démocratie l'a abandonnée au Bahreïn car elle ne sert pas ses intérêts.
Les usa, l'Arabie Saoudite et la famille des Al Khalifa ne veulent pas entendre les revendications du peuple bahreïni qui si elles étaient respectées, feraient trembler de nombreux régimes arabes dans la région", a-t-il dit.
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