13:28 - December 28, 2020
Code de l'info: 3475267
Téhéran(IQNA)-Le Bangladesh relocalise de nouveau 1 000 exilés Rohingyas sur « l'île flottante ».
Ils sont près d'un million de cette minorité musulmane originaire de Birmanie à avoir fui au Bangladesh depuis 2016, persécutés dans leur pays. Selon les autorités bangladaises, cette relocalisation servirait à désengorger les camps de réfugiés. Elle suscite pourtant les critiques des organisations de défenses des droits de l'homme.
 
Leur offre-t-on un lieu de vie plus salubre que l'immense camp bangladais de Cox Bazar ou les parque-t-on en prison ? Le problème est que les associations manquent d'informations pour répondre à cette question.
 
Bhasan Char est une île toute nouvelle, elle est apparue il y a à peine 20 ans et ce qu'on en sait n'est pas rassurant. Elle est connue comme « l'île qui flotte » et l'on sait qu'elle est fréquemment le théâtre de violents cyclones et qu'elle menace d'être submergée par les eaux.
 
Pour rassurer, la communauté internationale, les autorités bangladaises assurent avoir construit des barrières, pour contrer la montée des eaux, mais les Nations unies n'ont toujours pas été autorisées à s'y rendre pour vérifier.
 
Une île que certains experts estiment donc inhabitable, mais ce n'est pas tout. D'après le député bangladais en charge des réfugiés, personne n'y serait emmené contre son gré. Mais certains exilés ont raconté que leurs proches ont dû choisir entre la mort et la déportation.
 
Si certains Rohingyas ont envie de croire à la fin d'un exil sur cette île, aucun observateur n'a pu y mettre le pied.
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