9:33 - April 16, 2021
Code de l'info: 3476361
Téhéran(IQNA)-Critiqué dans le passé pour sa participation à certaine manifestations, l’opposant historique de Vladimir Poutine souhaite “étudier en profondeur et comprendre le Coran”.
Alexeï Navalny porte plainte depuis sa prison de Pokrov, à l’Est de Moscou. Mais pas pour les raisons que l’on pourrait imaginer. Comme le rapporte Sud Ouest, l’opposant historique de Vladimir Poutine, victime d’une tentative d’empoisonnement à l’été 2020, a déposé plainte pour un motif religieux. « Qui aurait cru que, la première fois que je poursuivrais ma colonie en justice, ce serait à cause du Coran ? », exprime-t-il sur son compte Instagram. Comme il l’explique, Alexeï Navalny a en effet décidé d’étudier le Coran « en profondeur » afin, dit-il, de « le comprendre » pendant sa détention. Une manière pour lui de se repentir ?
 
Accusé par le passé d’avoir tenu des positions racistes, l’opposant russe se serait donc assagi et se serait lancé dans la spiritualité alors qu’il dénonce toujours ses conditions de détention. En arrivant dans sa prison de Pokrov, il explique avoir emmené avec lui des livres mais ceux-ci doivent être « contrôlés pour extrémisme ». « Vous allez vérifier si le Coran est extrémiste. C’est stupide et illégal », déplore-il sur son compte Instagram. Raison aussi pour laquelle il a écrit au directeur de la prison et déposé plainte.
 
« Champion du Coran »
Comme pour s’attirer les faveurs des musulmans, il déplore ensuite le fait que beaucoup de gens, 99% même, « discutent sans cesse de l’islam » mais au final « ne connaissent rien à ce sujet ». Son but annoncé : devenir « un champion du Coran parmi les politiciens russes non-musulmans ».
 
Décrite comme l’un des derniers goulags du siècle, la prison de Pokrov est réputée pour sa violence. Mais c’est ici qu’Alexeï Navalny doit passer les deux prochaines années et demi après sa condamnation en février pour « violation de son contrôle judiciaire ». Depuis cette annonce, il a décidé de faire une grève de la faim. Pesant aujourd’hui à peine 77 kg, il aurait déjà perdu plus de huit kilos et sa famille s’inquiète pour lui. De son côté, l’administration pénitentiaire menace de l’alimenter de force, ce qui est autorisé en Russie. Aujourd’hui, il accuse toujours les autorités de ne pas lui fournir de traitements médicaux, notamment pour son dos. Il dénonce aussi le fait d’être réveillé toutes les heures par ses geôliers.
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