13:08 - May 16, 2022
Code de l'info: 3480707
Téhéran(IQNA)-Les élections libanaises ont été une douche froide sur les pays occidentaux et arabes qui s’attendaient à l'effondrement du pays, et une victoire de la nation contre l'occupant et les ingérences étrangères.

Les élections législatives au Liban, se sont tenue à temps, malgré le sabotage en coulisses des États-Unis pour les reporter et créer un vide politique dans ce pays.

718 personnes étaient en lice sur 103 listes pour 128 sièges dans cinq circonscriptions de Beyrouth, du Mont-Liban, du Nord, d'Al-Baqa et du Sud-Liban.

Selon la Constitution libanaise, la moitié des sièges au parlement, est réservée aux chrétiens et l'autre moitié aux musulmans.

La répartition exacte des sièges au parlement libanais, est celle-ci : 28 sièges sunnites, 28 sièges chiites, 8 sièges pour les druzes, 34 sièges pour les chrétiens maronites, 14 sièges pour les chrétiens orthodoxes, 8 sièges pour les chrétiens catholiques, 5 sièges pour les Arméniens, 2 sièges pour les alaouites et 1 siège pour les minorités chrétiennes.

En cette période d'élections libanaises, Saad Al-Hariri, le chef de la faction sunnite d'Al-Mustaqbal et la figure la plus forte de la coalition pro-occidentale du 14 mars, qui a été deux fois premier ministre et une fois membre du cabinet libanais, est un absent majeur. Il y a quatre mois, il a publié une déclaration sous la pression de l'Arabie saoudite, prétextant la domination du Hezbollah et « l'influence de l'Iran » au Liban, pour annoncer son retrait des élections législatives en cours et la suspension de ses activités politiques.

C'est pourquoi, au cours des derniers mois, malgré l’invitation de certains muftis sunnites à se rendre aux urnes, certains ont appelé au boycott de l'élection. Selon les experts, la communauté chiite libanaise est plus stable avec ses deux principaux mouvements, le Hezbollah, dirigé par Seyed Hassan Nasrallah, et le mouvement Amal, dirigé par Nabih Berri.

Parmi les Druzes, Walid Joumblatt, un des chefs les plus en vue du clan et chef du Parti socialiste progressiste, pourrait voir sa liste remporter huit sièges.

Dans la communauté chrétienne, il y a la rivalité entre le Mouvement national libre dirigé par Gibran, un proche allié du Hezbollah, et les forces libanaises dirigées par Samir Geagea du courant pro-occidental du 14 mars, que l'histoire sanglante et le casier judiciaire de Quwwāt al-Lubnānīyah empêcheront sans aucun doute, d’accéder à la présidence.

Les élections législatives au Liban, sont devenues une compétition internationale entre deux axes, le courant occidental soumis aux États-Unis, qui n'a d'autre objectif que d'isoler et de désarmer la résistance, et l'axe qui cherche à préserver l'indépendance et la sécurité du Liban.

انتخابات لبنان و پیروزی یک ملت بر استعمار آمریکایی-صهیونیستی

Les pressions économiques américaines sur le Liban, en particulier au cours des deux ou trois dernières années, pour vaincre le Hezbollah et la résistance, ont échoué, et le pays a résisté aux complots visant à anéantir la situation financière et sécuritaire du pays.

L'ancien Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré dans un discours à la Knesset, en octobre 2020, que tant que le Hezbollah contrôlerait le Liban, il n'y aurait pas de paix dans le pays. Le régime sioniste sait que sans la résistance en tant que force de dissuasion active à l'intérieur du Liban, Tel-Aviv n'aurait pas été contraint de négocier avec le gouvernement libanais sur ses frontières maritimes, mais aurait imposé ses diktats par la force. C’est le pouvoir dissuasif de la résistance qui empêche la domination israélienne sur les ressources naturelles du Liban, et a ajouté à la colère d'Israël et des États-Unis face à ce qu'ils appellent la domination du Hezbollah sur le Liban.

انتخابات لبنان و پیروزی یک ملت بر استعمار آمریکایی-صهیونیستی

Le président libanais Michel Aoun, chef du Mouvement chrétien patriotique libre libanais, a souligné quelques heures avant le début des élections, dans un discours appelant à une large participation : « On dit qu'il est possible d'éliminer l'une des composantes de notre société, sans nuire à la stabilité et à la paix du pays. Cette idée est très dangereuse et se terminera au prix d'une guerre civile. Le Liban ne peut survivre qu'avec toutes ses composantes et tous ses enfants. Répandre des rumeurs et effrayer les citoyens ne font qu'entraîner la destruction de la société et de la patrie ».

 Les médias libanais ont unanimement décrit l'événement des élections nationales libanaises comme une victoire du peuple libanais contre les complots, et ont souligné les grandes chances de la résistance d'obtenir des sièges au parlement, au moins égaux à ceux du parlement actuel.

 

4057088

Prénom:
Email:
* Commentaire:
* captcha: