
Selon le quotidien algérien, La Nouvelle République, par l’intermédiaire d’Eric Adams, alors président de l’arrondissement de Brooklyn, les officiers de police musulmans de la ville ont officiellement demandé une rencontre avec Donald Trump, resté silencieux depuis leur requête.
Depuis la Trump Tower, symbole du pouvoir et de la réussite ostentatoire du nouveau président américain, aucune réponse n’a encore été apportée aux représentants des quelque 900 policiers musulmans de la « Big Apple », la plus importante communauté de policiers musulmans du pays.
Ces derniers souhaitent alerter sur la recrudescence des actes haineux survenus après une campagne présidentielle marquée par de fortes tensions.
Dans sa lettre, Eric Adams évoque un climat national « électrique » et fait état d’une augmentation alarmante de 115 % des violences visant les musulmans dans les semaines ayant suivi l’élection. Selon lui, certains discours tenus durant la campagne ont contribué à légitimer des comportements racistes et agressifs.
Pour illustrer ses propos, il rappelle le cas d’Aml Elsokary, policière musulmane reconnue pour son courage lors d’un sauvetage héroïque en 2014. Récemment, alors qu’elle était en civil et accompagnée de son fils, elle a été prise pour cible par un individu islamophobe en pleine rue. Un incident devenu, pour beaucoup, le symbole d’une inquiétude désormais partagée.